Burundi : les notes positives de l’ONU à Evariste Ndayishimiye

Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) salue le début d’une nouvelle heure, marquée par l’amélioration de la situation sécuritaire au Burundi. Dans une déclaration faite ce week-end, les membres de ce conseil encouragent le Président burundais dans sa démarche du respect des droits de l’Homme et de la pacification de ce pays d’Afrique de l’Est.

Un nouveau vent souffle sur le Burundi, cinq mois après l’ascension  d’Evariste Ndayishimiye à la magistrature suprême. Dans une déclaration faite ce week-end, le Conseil de sécurité a salué les avancées enregistrées dans la situation sécuritaire dans ce pays. « Des mesures prises pour lutter contre l’impunité ainsi que des progrès réalisés concernant certains aspects de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes », notent-ils.

A cet effet, ils encouragent  le régime en place à redoubler les efforts pour la promotion d’un Etat de droit. « Il y a des progrès réalisés jusqu’à présent. Il reste encore beaucoup à accomplir pour faire avancer la réconciliation nationale, la promotion de l’Etat de droit et d’un système judiciaire indépendant et efficace, la préservation de l’espace démocratique et le respect des libertés fondamentales, telles que la liberté d’expression, y compris pour les membres de la presse et les acteurs de la société civile, la consolidation de la paix, la cohésion sociale et le développement ».

Un appel au renforcement de partenariat

Cette déclaration revient également sur les cas de violation des droits de l’Homme qui persistent, malgré la volonté des autorités. Ainsi, le Conseil de sécurité réitère son engagement « de continuer à soutenir le Burundi au moment où il entre dans une nouvelle phase de son développement ». En outre, il exhorte Bujumbura au renforcement de sa collaboration avec le Bureau de l’Envoyé spécial de l’ONU, par la prorogation de sa transition sans heurt.

Par ailleurs, le Conseil de sécurité appelle l’Union Africaine et d’autres partenaires régionaux à poursuivre leur dialogue en vue de permettre au gouvernement de créer des conditions propices à la reprise de l’assistance financière et technique. Une démarche qui aidera « ce pays à parvenir à la paix, à la réconciliation et au développement durable ».