Burundi : les autorités dépassées par une épidémie de choléra


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Au Burundi, les cas de choléra se font de plus en plus croissants, au point que les autorités sanitaires se retrouvent dépassées par le nombre de patients à traiter.

Les hôpitaux de la capitale burundaise, Bujumbura, spécialisés dans le traitement des cas de choléra, doivent faire face à un afflux important de malades. Ils demandent ainsi le concours de tout un chacun pour mettre fin à cette maladie.

Une véritable épidémie de choléra s’est installée à Bujumbura. L’Hôpital Prince Régent Charles (HPRC) abrite à lui seul 45 personnes alitées. Un fléau qui surprend le directeur de cet hôpital, car depuis octobre 2012, aucun patient n’avait été enregistré pour cette maladie. C’est seulement depuis ces derniers jours que l’épidémie a pris de l’ampleur, des cas de plus en plus nombreux se sont présentés à l’Hôpital, dépassant la capacité d’accueil de cette structure. Ces cas proviennent principalement des commune de Gihosha et de Musaga.

Dans ces deux communes (la première se trouve dans la partie septentrionale de la capitale et la seconde dans la partie australe de Bujumbura), il s’observe un manque criard d’eau et une insalubrité accrue due à ce manque d’eau, surtout dans les quartiers respectifs de Gihosha rural et de Gikoto. Pour le directeur de l’Hôpital Prince Régent Charles, il est rare de voir l’épidémie se développer à une telle envergure en période d’été et qu’elle se gère pendant une aussi longue période. Pour tenter d’enrayer l’épidémie, il invite donc la population à respecter les règles d’hygiène.

D’autant plus que l’épidémie a déjà contaminé près d’un millier de personnes et fait au moins 17 morts. « Elle est d’abord apparue dans les quartiers nord de Bujumbura (la capitale), mais aussi tout le long du lac Tanganyika (ouest) et dans les provinces de Cibitoke et Bubanza (nord-ouest), avant de s’étendre dans la province de Rutana (sud-est) et des zones de Makamba (sud), touchées pour la première fois », selon un responsable sanitaire. Rien que dans ces deux dernières provinces, « 14 personnes ont succombé » à la maladie depuis le mois de juin.

Le choléra est apparu essentiellement parce que « la population manque d’eau potable, n’a pas de latrines en quantité suffisante », a estimé le responsable sanitaire, dénonçant le « manque d’hygiène tant domestique que publique. Dans certains quartiers de Bujumbura par exemple, des montagnes de déchets se sont accumulées et les bornes-fontaines ne fonctionnent pas à cause de la mésentente entre la régie de production d’eau et l’administration », note cet agent sanitaire.

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