Burundi: l’opposition à la candidature du Président Pierre Nkurunziza se poursuit

L’opposition à la candidature du Président burundais Pierre Nkurunziza à un troisième mandat à la tête du pays se poursuit, ce lundi, dans la capitale, Bujumbura.

L’opposition burundaise, notamment le Forum pour le renforcement de la société civile au Burundi, une coalition d’ONG, a appelé à une nouvelle journée de contestation, ce lundi 27 avril 2015. Elle n’entend pas laisser le Président burundais Pierre Nkurunziza se présenter à un troisième mandat.

La police disperse les manifestants

La police était déjà en train de disperser les centaines de manifestants qui tentaient de se rassembler dans le centre-ville de la capitale, ce lundi matin, rapporte Romandie.com. Les contestataires ont été stoppés dans leur marche et étaient traqués dans les rues par les forces de l’ordre qui cherchent à procéder à des arrestations.

Selon l’opposition, cette candidature viole la Constitution qui limite le nombre de mandats du chef de l’Etat à deux. Le Président sortant, qui a été officiellement investi candidat à la prochaine élection, samedi, par son parti le CNDD-FDD, estime qu’ayant été élu en 2005 par le Parlement, il n’en est qu’à son premier véritable mandat.

Trois radios privées de diffusion

Malgré l’interdiction de manifester, ce dimanche, les contestataires étaient nombreux à être descendus dans les rues de la capitale pour exprimer leur mécontentement. Des affrontements avec la police ont fait deux morts parmi les manifestants. Le pouvoir avait mis en garde contre toute tentative de « soulèvement ».

Les trois principales radios indépendantes du pays se sont vues couper leur émetteur relais par le gouvernement, ce dimanche, selon le directeur de la radio Bonesha et président de l’Association burundaise des radios du Burundi (ABR), Patrick Nduwimana. Les radios visées, Bonesha, Isanganiro et RPA, étaient écoutées uniquement dans la capitale.

Elles sont accusées d’appeler la population au « soulèvement ». Patrick Nduwimana défend les radios qui n’ont que suivi l’évolution en direct des manifestations, selon lui.