Burundi : ce qu’il faut retenir de la levée des sanctions financières de l’Union Européenne


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Evariste Ndayishimiye, Président du Burundi
Le Président du Burundi, Evariste Ndayishimiye

L’Union Européenne (UE) a levé les sanctions financières contre le Burundi. L’annonce de la levée de ces sanctions a été faite, ce lundi, par la Présidence burundaise, après une audience accordée par Evariste Ndayishimiye à Claude Bochu, Ambassadeur de l’UE dans cet Etat.

Le Burundi et l’Union Européenne (UE) ouvrent une nouvelle page en matière de coopération bilatérale. Ce lundi 21 juin 2021, la Présidence du Burundi a annoncé la levée des sanctions financières à son encontre. « Le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye, vient d’accorder une audience au représentant de l’Union Européenne au Burundi, Claude Bochu, qui venait lui annoncer, entre autres, la décision de révoquer l’article 96 suspendant la coopération financière avec le Burundi », a annoncé la Présidence sur son compte Twitter.

De son coté, Claude Bochu, Ambassadeur de l’Union Européenne au Burundi, a informé le Président burundais « sur l’unanimité trouvée parmi les Etats membres de l’UE pour lancer le processus de révocation de la suspension de la coopération financière avec le Burundi, dans l’attente de nouvelles réformes ».

Au cours de leurs échanges, les deux parties ont discuté sur des projets de développement et de pérennisation des avancées dans le cadre du renforcement de leurs relations. A cette occasion, l’Union Européenne a évoqué ses perspectives axées sur « les projets immédiats de 2021 en matière d’infrastructure, de développement agricole, de santé, de protection de l’environnement et d’accès à l’eau ainsi que la modernisation de la justice ».

En effet, la levée de ces sanctions est un épilogue du long processus de rapprochement amorcé entre Gitega et l’Union Européenne. C’est depuis 2016 que l’UE a suspendu les appuis financiers directs fournis à l’administration burundaise, y compris les appuis budgétaires. Ces sanctions faisaient suite, entre autres, aux cas de violations des droits de l’Homme, lors du 3e mandat de feu Pierre Nkurunziza.

Notons, en outre que cette levée des sanctions intervient une année après la prise du pouvoir par Evariste Ndayishimiye et les notes positives du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies, de l’Union Africaine et de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est au nouveau régime burundais.

A lire: Burundi : le bilan de la première année d’Evariste Ndayishimiye au pouvoir

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