Burkina : la difficile tâche de Cécile Kyenge, chef de la mission d’observation électorale

Suite a? l’invitation du Gouvernement du Burkina Faso, l’Union européenne a déployé une Mission d’observation électorale pour observer l’élection présidentielle et les élections législatives prévues le 11 octobre et dont la nouvelle date doit être annoncée prochainement. Cécile Kyenge, membre du Parlement européen, ancienne ministre de l’Intégration en Italie, a été nommée chef de la mission de l’observation.

C’est elle le patron de la mission d’observation électorale de l’Union européenne au Burkina Faso. Cécile Kyenge, membre du Parlement européen, ancienne ministre de l’Intégration en Italie, va avoir la difficile tâche de mener cette mission de l’UE à bien dans le but de veiller à ce que les élections présidentielle et législatives prévues pour le 11 octobre se déroulent bien. D’autant que le pays se relève tout doucement du coup d’Etat du 16 septembre, mené par le général Gilbert Diendéré, qui l’a ébranlé.

La Mission a été? lancée officiellement jeudi par Cécile Kyenge, à Ouagadougou. Lors de la conférence, au siège de la Mission, elle a déclaré : « Nous sommes très heureux d’être présents pour observer ces élections, qui représentent une étape importante pour le futur du Burkina Faso. Je suis confiante que le processus électoral reprendra au plus vite. J’ai rencontré des citoyens courageux et fiers, que je remercie pour leur accueil chaleureux. L’UE a fermement condamné la prise du pouvoir par la force qui avait entravé le processus de transition engagé par les citoyens burkinabè. Je confirme que l’Union européenne est déterminée à soutenir le Burkina Faso pour parvenir à des élections apaisées, libres et transparentes ».

Depuis son arrivée à Ouagadougou, Cécile Kyenge a « rencontré les autorités de la Transition, la commission électorale nationale indépendante (CEN), le Conseil Constitutionnel, les partis politiques, la société civile et beaucoup d’autres interlocuteurs, dont elle a salué la disponibilité », souligne le communiqué de la Mission de l’UE.

Le texte souligne également qu’une équipe d’encadrement de huit analystes électoraux est basée à Ouagadougou depuis le 5 septembre 2015. Elle est composée d’un chef observateur adjoint et de sept analystes qui traiteront de questions électorales, politiques, juridiques, ainsi que des médias et des relations avec la presse, d’un analyste en charge de données de l’observation et d’un coordinateur des observateurs. Toujours selon le communiqué, « au moins 24 observateurs de « longue durée » (OLD) seront déployés trois semaines avant les élections sur l’ensemble du pays. 48 autres observateurs de « courte durée » (OCD) renforceront le dispositif de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne quelques jours avant le scrutin. La Mission sera appuyée, lors des scrutins, par des représentants de la Délégation de l’UE et des diplomates des États membres en poste à Ouagadougou.»

Une délégation de membres du Parlement européen sera également présente à cette occasion. Au total, la Mission de l’UE disposera de plus de 80 observateurs issus des États membres de l’Union européenne et de Norvège. La Mission observera toutes les phases du processus électoral. À l’issue des scrutins, Cécile Kyenge présentera publiquement « une déclaration qui exposera les conclusions préliminaires de la mission sur le processus électoral. Le rapport final de la Mission, présentant une évaluation plus approfondie du processus, ainsi que des recommandations concrètes pour les scrutins à venir, sera ensuite présenté aux autorités et à l’ensemble des citoyens burkinabè quelques semaines après la proclamation des résultats définitifs », indique le communiqué.