Burkina : Kafando fustige le projet de sortie de crise auquel il n’a pas été « associé »

Actuellement toujours en résidence surveillée, le président de transition du Burkina Faso Michel Kafando s’est dit ce lundi « très réservé » sur le projet de sortie de crise présenté par la médiation ouest-africaine, à l’issue de discussions auxquelles il dit ne pas avoir été « associé ».

Le président de transition du Burkina Faso Michel Kafando s’est exprimé pour la première fois depuis la crise politique dans son pays lundi sur les ondes de RFI. Il s’est dit « très réservé » sur le projet de sortie de crise présenté par la médiation ouest-africaine, à l’issue de discussions menées par le président sénégalais Macky Sall, auxquelles il dit ne pas avoir été « associé » : « Je suis très réservé sur ce projet d’accord qui laisse sans solution des problèmes de fond », souligne le président Kafando, ajoutant être « toujours en résidence surveillée ».

Le projet de sortie de crise prévoit l’amnistie des putschistes et la validation des candidatures à la présidentielle des pro-Compaoré. Il a été très contesté par la population, qui a dénoncé un projet d’accord politique « honteux », qui ne répondait pas aux aspirations du peuple.

Depuis que le général Gilbert Diendéré, ex-chef du Régiment de la sécurité présidentielle (RSP, proche de l’ancien président Blaise Compaoré, a commis le coup d’Etat plus rien ne va au Burkina Faso. La tension est toujours vive et le Premier ministre Isaac Zida est, lui, toujours détenu par les putschistes.

De son côté, l’armée a exhorté dans un communiqué les putschistes à déposer les armes et à se rendre. Des troupes covnergent vers Ouagadougou dans le but de désarmer le RSP. « Toutes les Forces armées nationales, dans leur ensemble, sont en train de converger vers Ouagadougou dans le but de désarmer le RSP sans effusion de sang. Nous leur demandons de déposer immédiatement les armes et de rejoindre le camp Sangoulé Lamizana. Eux et leurs familles seront sécurisés », précise le communiqué.

Jusqu’à présent l’armée ne s’était pas encore positionnée concernant le conflit, suscitant le doute au sein de la population qui se demandait si elle allait l’appuyer ou non dans la contestation contre le coup d’Etat. Selon nos sources, le général Diendéré devrait s’exprimer à la télévision publique burkinabè…