Burkina Faso : un espoir pour le CDP

Dans la ville de Bobo Dioulasso, au stade Wobi, le Front républicain a tenu son premier rassemblement, comme annoncé, ce samedi 12 avril 2014. Un meeting qui a été à la hauteur des attentes des organisateurs et qui a été une tribune pour défendre le projet de référendum autour de l’article 37 de la Constitution.

(De notre correspondant à Ouagadougou)

Le Front républicain, né en janvier 2014 et regroupant plusieurs partis politiques du Burkina Faso, a tenu toutes ses promesses lors de son premier meeting au stade Wobi de Bobo Dioulasso. Les organisateurs parlent de 50 000 militants et sympathisants pour ce meeting qui avait pour principal objectif de défendre le projet de référendum autour de l’article 37 qui consiste à remettre en question la candidature du Président Blaise Compaoré.

Ibrahim Sanou, président de la jeunesse du Front, a débuté la vague des discours des responsables de la coordination. Après avoir brièvement brossé le référendum, il a, dans son allocution, appelé les jeunes à se faire enrôler sur les listes électorales pour les échéances futures.

Réponse du berger à la bergère. En effet, les actuels membres du CDP ont profité de l’occasion pour répliquer à certains propos d’un cadre du nouveau parti. Salia Sanou, maire de Bobo par ailleurs secrétaire général en Hauts-Bassins du CDP, a eu cette réplique : « Il a dit que Roch March Christian Kaboré sera Président, moi je dis que Blaise sera Président ».

« Le peuple aura le dernier mot à travers le referendum »

C’est le principal message qu’il faut retenir de ce meeting. Une phrase qui s’est voulu comme un refrain dans les discours des responsables du bureau exécutif national du Front républicain. A l’instar du président de l’Assemblée nationale burkinabè, Sougnalo Apollinaire Ouattara, des co-présidents du Front républicain (Assimi Kouanda et Herman Yaméogo), l’épouse du Président du Faso, Chantal Compaoré, a demandé le référendum pour que le peuple burkinabè tranche sur l’article 37.

A ce sujet, Hermann Yaméogo co-président du front a déclaré : « Quand il y a une situation de crise, alors il faut donner le pouvoir au peuple de trancher et c’est ce que nous ferons. Allons au référendum, car seul le peuple peut trancher sur la question du Sénat ». Assimi Kouanda, co-président du Front républicain, de même que son prédécesseur à la tribune, n’a pas été avare en qualificatifs pour se prononcer sur la vague de démissions. Pour défendre le projet de référendum, le Secrétaire exécutif du CDP a indiqué que « le Président du Faso pense qu’il n’y a pas d’autres solutions » que de consulter le peuple à travers un référendum. « Nous allons continuer à nous battre et faire triompher la décision du peuple burkinabè », a ajouté Assimi Kouanda.

Le ton est ainsi donné et d’autres rencontres avec les populations des quatre coins du pays sont annoncées à travers notamment des meetings qui se tiendront pour l’adhésion du peuple à la voie référendaire.