Burkina Faso : tentative d’arrestation du Premier ministre ?


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Des informations font état que la sécurité du Premier ministre serait menacée par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle. Qu’en est-il exactement ? Quelles sont les mesures prises par la Primature du Faso.

A Ouagadougou,

Depuis le samedi 27 juin 2015, des informations persistantes faisant état que la sécurité du Premier ministre serait menacée par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle dès sa descente d’avion à l’aéroport international de Ouagadougou, ont conduit à la prise de mesures préventives, dans la nuit du dimanche 28 juin 2015.

Dans un communiqué, le gouvernement de la Transition a affirmé avoir instruit la gendarmerie nationale d’entreprendre des investigations dans le but de vérifier le bien-fondé de ces informations.
C’est ainsi que dans la matinée du lundi 29 juin 2015, un certain nombre de chefs militaires relevant du Régiment de sécurité présidentielle ont été auditionnés par la gendarmerie nationale, suivant la procédure réglementaire en la matière.

Cette procédure qui visait du reste à élucider la situation de confusion suite aux rumeurs, n’a pas été du goût de certains éléments du Régiment de sécurité présidentielle. C’est ainsi qu’il s’en est suivi un mouvement d’humeur, dans la nuit du lundi 29 juin 2015.

Dès lors, des concertations ont été initiées sous la présidence de Michel Kafando, avec la participation active du gouvernement et du commandement militaire. A l’heure actuelle, ces concertations se poursuivent en vue de ramener le calme et la sérénité dans les rangs.

Tout en déplorant la situation, le gouvernement appelle la population, dans toutes ses composantes, au calme. Il rappelle à toutes et à tous, que la paix et la sécurité de tous les Burkinabé sont inscrites au premier plan de son agenda et invite par conséquent l’ensemble des acteurs au dialogue. Il invite par conséquent les uns et les autres à plus de responsabilité et à éviter de prêter à la Transition, des projets qui lui sont étrangers.

A ce sujet, le gouvernement a réaffirmé son engagement à l’organisation d’élections libres et transparentes aux dates prévues et rejette avec fermeté les allégations tendant à faire croire qu’il travaillerait à une prolongation de la Transition.

Et pour terminer le gouvernement a rassuré également que toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des personnes et des biens et a invité la population à vaquer tranquillement à ses occupations.

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