Burkina Faso : Roch Marc Kaboré élu Président avec 53,49% des voix

Rock Marc Kaboré, candidat du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), a remporté la Présidentielle dès le premier tour avec 53,49% des voix face à son rival Zéphirin Diabré de l’UPC, qui arrive en seconde position avec 29,65% des voix. Ce dernier a déjà reconnu sa défaite.

C’est donc haut la main que Roch Marc Kaboré, candidat du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), a remporté la Présidentielle dès le premier tour avec 53,49% des voix, selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale. Son rival Zéphirin Diabré de l’Union du peuple pour le changement (UPC) a obtenu, lui, 29,5% des voix. Ce dernier s’est d’ailleurs déjà rendu chez son adversaire pour le féliciter de sa victoire. Ces résultats doivent désormais être validés par le Conseil constitutionnel.

En tout, 14 candidats, dont deux femmes, étaient en lice pour le fauteuil présidentiel. Mais les autres challengers n’ont pas fait le poids. Le troisième candidat Tahirou Barry, du Parti pour la renaissance nationale (Paren), n’a récolté que 3,09%, bien loin de la barre des 5%. De son côté, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) n’avait pas de candidat à la Présidentielle, compte tenu d’une loi controversée interdisant de scrutin les partisans de Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par un soulèvement populaire, ayant soutenu la révision constitutionnelle en 2014. Toutefois, le CDP pourrait réaliser un bon score aux Législatives dont les résultats ne sont pas encore connus.

Le scrutin a mobilisé près de 5,5 millions d’électeurs appelés dimanche aux urnes. Depuis le début, Roch Marc Kaboré avait prédit sa victoire. Ses prévisions se sont révélées justes puisqu’il a gagné dès le premier tour. Dans l’ensemble, les élections se sont bien déroulées, ont affirmé unanimement les observateurs électoraux. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Barthélemy Kéré, a reconnu « quelques anomalies », tout en estimant que le déroulement du scrutin avait été « globalement satisfaisant ».

Initialement prévues le 11 octobre, ces élections avaient été reportées en raison du putsch raté mené le 17 septembre par l’ancien bras droit du Président déchu Blaise Compaoré, le général Gilbert Diendéré. Cette tentative de coup d’Etat a rapidement été mise en échec par la mobilisation massive de la population et l’intervention de l’armée loyaliste.