Burkina Faso : le nouveau Parlement fait son entrée

Le Gouvernement du Burkina-Faso dirigé par le Premier ministre Luc Adolphe Tiao a démissionné, jeudi 27 décembre. Cela fait suite aux élections législatives du 2 décembre dernier très largement remportées par le parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès qui a obtenu la majorité absolue à l’Assemblée nationale avec 97 sièges sur 127 devant l’opposition de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) de Zéphirin Diabré, ex-ministre des Finances de Blaise Compaoré.

Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao a démissionné. Cela fait suite aux élections législatives du 2 décembre dernier très largement remportées par le parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès qui a obtenu la majorité absolue à l’Assemblée nationale avec 97 sièges sur 127 devant l’opposition de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) de Zéphirin Diabré, ex-ministre des Finances de Blaise Compaoré.

Cette démission du gouvernement se fait « conformément aux dispositions de l’article 159 du Code électoral, la nouvelle Assemblée se réunit de plein droit, sept (7) jours après la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel. En application des dispositions de l’article 162 alinéa 1 du règlement de l’Assemblée nationale, les élus de la Vème législature sont convoqués le vendredi 28 décembre 2012 ».

Luc Adolphe Tiao élu député

Les élections législatives du 2 décembre se sont déroulées sans problème apparent. La participation a été très élevée, par rapport au scrutin de 2010, de l’ordre de 74%. Un intérêt des électeurs qui serait dopé par le nouveau système de vote : « On peut prendre en compte tous les événements que nous avons connu en 2011 qui traduisent une forte demande de changement. Mais il y a sans doute aussi le rôle du système biométrique qui a suscité des espoirs. Beaucoup de citoyens ont cru qu’avec ce système-là, les élections allaient désormais être transparentes, crédibles », confie à RFI enseignant-chercheur à l’université de Ouagadougou.

Luc Adolphe Tiao ne quitte pas définitivement la politique. L’ex-Premier ministre a été élu député lors des élections législatives du 2 décembre. Comme tous les autres parlementaires, il sera amené à s’exprimer devant l’Assemblée nationale du Burkina Faso. Avant de prendre ses nouvelles fonctions, le désormais ancien chef du gouvernement a tenu à « exprimer sa profonde gratitude pour la confiance accordée à sa personne ». Luc Adolphe Tiao réitère aussi « son entière disponibilité à toujours travailler » aux côtés du président Blaise Compaoré.