Burkina Faso : l’armée affirme avoir «malencontreusement» tué des civils

Les forces armées du Burkina Faso
L'armée burkinabé

Au Burkina Faso, l’armée a indiqué avoir tué des civils au cours d’une opération visant des groupes terroristes. Selon le communiqué du gouvernement de ce jour, l’opération a eu lieu lundi, dans la région de l’Est.

Des actions ont été menées par les forces armées burkinabè contre des groupes terroristes responsables de plusieurs exactions dans plusieurs localités de l’Est du pays, notamment à Djamanga, Djabiga, Mandéni, Bounou, Obiagou, Pognoa-Sankoado. «Au cours de ces opérations, qui ont permis de neutraliser plusieurs dizaines de terroristes, les frappes ont malencontreusement causé des victimes collatérales au sein des populations civiles», a indiqué l’armée, ce mercredi 3 août 2022, sans fournir le bilan.

Il s’agit de civils, qui se trouvaient à proximité d’un repaire de terroristes sur l’axe Kompienga-Pognoa, qui, «malheureusement», ont été «mortellement atteints par des projectiles», a indiqué l’état-major. Des alertes avaient été lancées sur les réseaux sociaux au sujet de ces frappes de l’armée qui, selon les populations, avaient touché des civiles, faisant plusieurs morts. Le Chef d’état-major général des Armées a annoncé l’ouverture d’une enquête.

Les autorités militaires ont affirmé l’engagement des Forces armées nationale à collaborer pleinement avec les services compétents et les populations pour faire toute la lumière sur ce qu’elles ont qualifié d’incident malheureux. A noter que l’état-major avait donné deux semaines aux populations civiles pour libérer les zones d’intérêt militaire, situées dans le Sahel et l’Est. Le délai imparti aux populations était épuisé depuis vendredi.

A cet effet, le Lieutenant-colonel Yves Didier Bamouni, Commandant des Opérations du théâtre national, avait mis en garde que «désormais toute personne qui se trouverait dans l’une de ses zones à libérer sera considérée comme hostile». Ce qui a justifié les frappes de l’armée burkinabè qui ont fait des victimes civiles.

Lire : Le Burkina Faso encore endeuillé par une double attaque