Burkina Faso : Grande Marche dans Ouagadougou en deuil

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Une semaine s’est écoulée depuis la tragédie du dimanche 13 août 2017, 20h50, cet attentat absurde qui a fauché 19 vies à la terrasse du restaurant Istanbul, et dans la poursuite qui s’en est suivie. Contre l’horreur et la folie meurtrière, toutes les composantes de la société burkinabé ont manifesté ce samedi 19 août au matin… Tandis qu’on apprenait le décès de la dix-neuvième victime des terroristes, jusque là dans un état grave.

Les Burkinabè se sont unis à travers une marche silencieuse pour rendre un dernier hommage aux victimes de l’attaque du dimanche dernier à Ouagadougou, le samedi 19 août 2017, ainsi que le relate notre confrère Bref24.

Cette marche silencieuse, organisée par les acteurs de la société civile, des personnalités culturelles et politiques, des hommes d’affaires et des leaders religieux, commencé en début de matinée.

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« C’est une marche d’hommage et du souvenir » avaient indiqué les membres de la mairie de Ouagadougou. Une marche blanche et silencieuse qui est partie à 9h00 du rond-point des Nations unies pour aller jusque sur les lieux du drame, au restaurant Istanbul sur l’avenue Kwame Nkrumah.

Etaient notamment présents des membres du gouvernement, de l’Assemblée nationale, des autorités religieuses et le maire de la ville.

La veille vendredi, lors de la grande prière, l’imam de la grande mosquée sunnite de Ouagadougou avait appelé les fidèles à « dissocier musulmans et terroristes ». « Le fait que de nombreux musulmans soient tombés sous les balles des assaillants est bien la preuve que cet acte terroriste ne relève pas de l’islam » a-t-il dit.

Le Burkina Faso est un pays où règne une très grande tolérance religieuse, et il compte un grand nombre de musulmans, des chrétiens et des monothéistes traditionnels qui n’appartiennent à aucune de ces deux religions du Livre. L’idée que la religion puisse être instrumentalisée pour tuer est profondément étrangère à la culture et à l’héritage spirituel mossi.

6 jours après l’attentat, l’heure du deuil et du recueillement avait sonné ce matin à Ouagadougou, mais l’incompréhension perdure : l’attentat n’a toujours pas été revendiqué…

Nouveau coup dur, au cours de cette même matinée, au moment même où se déroulait cette marche silencieuse, le Maréchal des Logis Yassia Sawadogo succombait à sa blessure par balle… Son décès est venu élargir l’effectif des victimes de l’attaque. Le bilan fait désormais état de 19 morts dont 11 Burkinabè et 8 étrangers, et d’une vingtaine de blessés. Une pensée toute particulière va en ce jour à ce gendarme mort en pleine action sous les balles des terroristes. Ses qualités humaines, sa loyauté, son courage, fauchés en pleine force de l’âge, démontrent plus que jamais l’absurdité d’un meurtre terroriste sans revendication et dépourvu de toute signification. La rédaction d’AFRIK.COM exprime à ses proches, comme à ceux de toutes les autres victimes de cette barbarie insensée, sa profonde solidarité.

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