Burkina Faso-Côte d’Ivoire : « La lutte contre le terrorisme ne peut être menée par un seul Etat »


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Téné Birahima Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré
Téné Birahima Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré

Le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire s’engagent à mutualiser leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme dans leurs pays. Ils ont pris cet engagement, ce lundi 10 mai, à l’issue d’un échange entre le chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, et le ministre de la Défense ivoirienne, Téné Birahima Ouattara, en visite à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

C’est une nouvelle page dans la lutte contre la montée du terrorisme en Afrique de l’Ouest. Ce lundi 10 mai, le chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, et le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, ont pris l’engagement de mutualiser leurs efforts afin de combattre ce phénomène qui prend de l’ampleur dans leurs pays.

« Nous avons échangé sur le renforcement des relations d’amitié et de coopération qui existent entre nos deux pays, ainsi que sur des questions de partenariat dans le domaine de la défense », a écrit M.Kaboré sur sa page twitter.

Devant la presse après leurs échanges, le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, après un échange avec Roch Kaboré a déclaré : « Nous avons fait l’objet de quelques attaques en début d’année, ce qui est une réalité car il y a une perte en vies humaines parmi nos forces de défense et de sécurité. Nous pensons que la lutte contre le terrorisme ne peut être menée par un seul Etat », ajoutant que « nous sommes des pays en développement et nous devons nous mettre ensemble pour que nos populations vivent en paix ». Des propos rapportés par les médias de la place.

Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes qui ont accentué les déplacements et les violences dans ce pays. Ces attaques ont pris de l’ampleur avec, notamment, l’attaque d’un poste de la gendarmerie à Kafolo, dans la localité frontalière entre le Burkina et la Côte d’ Ivoire, en avril 2020. Selon bilan officiel, ces raids avaient causé la mort d’au moins 12 militaires burkinabè et un gendarme ivoirien. « Depuis lors, les forces de sécurité de ces deux pays mènent conjointement les opérations de ratissage aux niveaux de leurs frontières », apprend-on de sources sur place.

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