Burkina Faso : confidences de Blaise Compaoré depuis la Côte d’Ivoire

C’est depuis Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d’Ivoire, que Président déchu du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a déclaré à la presse avoir démissionné pour éviter de faire couler le sang de ses compatriotes.

Blaise Compaoré, Président déchu du Burkina Faso, qui a trouvé refuge samedi matin à Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d’Ivoire, a rompu le silence. Il a en effet déclaré à la presse ivoirienne et internationale avoir démissionné pour éviter de faire couler le sang de ses compatriotes. Déclarant que l’intérêt supérieur du Burkina Faso passe au dessus de tout y compris de sa personne.

« J’ai refusé de voir couler le sang de mes compatriotes, le sang des filles et fils du Burkina Faso (…). Bien que Président démocratiquement élu, légal et légitime, en vertu du droit constitutionnel du Burkina Faso, j’ai quitté le Pouvoir face à la tragédie que courait mon pays, et pour sauvegarder les acquis de notre évolution démocratique et notre progrès socio-économique », a précisé Blaise Compaoré qui soutient « admirer l’humilité de tous les Burkinabè qui sont restés attachés à la paix et a appelé à l’union sincère des cœurs pour que l’avenir des générations futures ne soit pas hypothéqué par cette crise ».

Revenant sur le rôle qu’il a joué au niveau international, notamment en sa qualité de médiateur, facilitateur dans plusieurs crises qui ont secoué le continent durant ces dernières années, Blaise Compaoré a noté avoir constamment essayé de donner le meilleur de lui-même « à la stabilité de la sous région ouest-africaine, à l’ Afrique, à la paix internationale ».

Blaise Compaoré a été contraint à la démission par son peuple appuyé par l’armée. Le désormais ex-Président du Burkina Faso avait voulu modifier l’article 37 de la Constitution, ce qui allait lui permettre de se présenter à l’élection présidentielle de 2015. Le peuple est alors descendu dans la rue, mettant le feu à l’Assemblée nationale, saccageant le siège du parti présidentiel et la radio publique. Une situation qui a contraint Compaoré à la démission, avant de se réfugier en Côte d’Ivoire.