Burkina Faso : 8 assaillants abattus, un important lot d’armes saisi

L’Est du Burkina Faso, précisément la localité de Tanwalbougou, a été le théâtre d’affrontements entre des assaillants supposés être des terroristes et des gendarmes. Au total 8 assaillants ont été abattus et un important lot d’armes saisi.

Un groupe d’hommes lourdement armés, supposés être des terroristes, ont attaqué, lundi 10 février 2020, le poste de gendarmerie de Tanwalbougou, dans l’Est du Burkina Faso. C’est une localité située à environ 50 km de Fada N’Gourma. Le bilan est lourd du côté des assaillants car ils ont perdu 8 des leurs, qui ont été abattus, tandis qu’un autre a été capturé. Du côté des gendarmes, aucune perte ni blessé n’a été enregistré.

Par contre, un civil qui était à bord d’un car qui est passé à côté du théâtre des opérations a été blessé et son cas a nécessité son évacuation vers le poste de santé de la localité. Des sources sécuritaires font également état de la saisie d’un important lot d’armes des mains des assaillants, notamment un PKMS, 3 motos, des chargeurs, un poste émetteur/récepteur. Le dimanche 9 février 2020, la veille de cette attaque qui est finalement meurtrière du côté des assaillants, deux fidèles religieux ont été abattus dans une église protestante à Nagnounbou dans la commune de Matiacaoli.

L’Est du Burkina Faso connaît une recrudescence des attaques terroristes depuis le début de cette année. Dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 février dernier, des hommes armés ont envahi le village de Lamdamol, dans la province du Séno, au nord-est du pays, tuant 18 civils. C’est dire que le Burkina Faso est sérieusement confronté à un sérieux problème sécuritaire, que les forces de défense et de sécurité peinent encore à enrayer. Et ce, malgré la présence des forces armées françaises déployées dans le cadre de la coopération et dont les effectifs ont même été revus à la hausse.

Il s’y ajoute que l’Assemblée nationale burkinabé a récemment adopté « une loi permettant le recrutement de volontaires locaux pour défendre le territoire des attaques djihadistes ». Mais jusqu’à présent, l’équation terroriste reste entière.