Burkina Faso : 18 morts à Ouagadougou ensanglantée par le terrorisme

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Bref24.com et AFRIK.COM ont été les premiers à diffuser les appels à la prudence destinés à la population lors de l’attaque terroriste qui s’est déroulée à Ouagadougou contre deux restaurants et un hôtel du centre de Ouagadougou hier dimanche 13 août 2017 à partir de 20h50 environ. Les événements s’y sont poursuivis une bonne partie de la nuit… Jusqu’à l’assaut final des forces de l’ordre au petit matin.

« Urgent. attaque sur Ouagadougou. La police invite la population à s’éloigner du centre ville ou à l’éviter. Tels sont les termes employés par notre confrère Bref24.com, édité à Ouagadougou », écrivions nous en urgence alors que les premières photos de l’attaque terroriste nous parvenaient.

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L’origine de l’attaque reste inconnue même si plusieurs rescapés et les communiqués officiels évoquent désormais une « attaque terroriste », l’identité des coupables de la mitraillade de la terrasse du restaurant Aziz Istanbul, et de la prise d’otage qui s’en est suivie à l’hôtel Bravia n’est pas encore connue. Le chanteur franco-congolais Singuila qui était présent à l’hôtel a été exfiltré avec son équipe au petit matin, peu avant l’assaut mené par les forces de sécurité apparemment.

Les premiers tirs, selon des riverains, auraient été entendus vers 20h50 heure locale. La zone a progressivement été quadrillée par les forces de l’ordre et des membres du gouvernement se sont également sur place, au milieu de la nuit, aux côtés des services de sécurité, comme le montraient les premières images que nous avons diffusées.

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Le bilan provisoire de ces attentats s’établit pour l’instant à 18 morts, plusieurs blessés, et 2 assaillants figurent clairement parmi les victimes, soulignent le communiqué officiel faisant état de la fin de l’assaut contre les terroristes.

De nombreuses questions s’ouvrent sur les conditions de l’intervention des forces de sécurité, les délais observés, la nationalité des victimes, le mobile des assaillants. Toujours est-il que cet attentat qui frappe Ouagadougou est le plus grave jamais enregistré au Burkina Faso.

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