Burkina : Christian Kaboré blanchit la Transition


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Le blanchiment des 86 milliards F CFA constaté après des investigations « ne relève pas de la Transition », a soutenu, mardi, le chef de l’Etat burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, lors d’un dialogue direct avec la population, dénommé « Dialogue citoyen », retransmis à la télévision nationale.

A Ouagadougou,

La corruption a été le premier plat servi par les deux journalistes à leur invité. Le récent rapport de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE/LC) sur la gestion de la Transition burkinabè a révélé plusieurs irrégularités. Pour le Président du Faso, il y a eu un irrespect des textes dans le recours aux mesures exceptionnelles de passation des marchés publics. Et cela laisserait présager qu’il y a sans doute eu « des possibilités de corruption dans ce genre d’opérations ». Pour le moment, le gouvernement dit s’en remettre au jugement de l’ASCE-LC qui décidera s’il faut recourir à la justice ou non.

« Je voudrais être clair là-dessus, nulle part il n’a été dit que c’est la Transition qui assume les 86 milliards », a précisé le Président du Faso. Pour lui, cette question du blanchiment de capitaux concerne une période de cinq ans et la révélation de cette affaire ne cache aucunement une « chasse aux sorcières ».De plus, cet audit de la gestion de la Transition a été demandée par l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida.

« Le mandat d’arrêt contre Guillaume Soro est toujours intact et les relations avec la Côte-d’Ivoire sont suffisamment intactes », a déclaré le Président du Faso. Mais comment concilier la voie diplomatique et la voie judiciaire pour un aboutissement heureux de cette affaire ? « La justice fait son travail mais en tant que Président du Faso, je fais aussi le mien qui est de renforcer et consolider l’amitié entre nos deux pays », a conclu Roch Kaboré.

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