Burkina-Arrestations, nouveau code électoral, insécurité : explications

Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, Auguste Denise Barry, entouré de ses proches collaborateurs, a animé une conférence de presse dont l’objectif affiché est de couper court aux rumeurs relatives notamment aux interpellations de personnes suspectées, au code électoral, à l’insécurité.

A Ouagadougou,

Les interpellations intervenues récemment et qui ont abouti à la détention préventive, dans les maisons d’arrêt de Ouaga et de Bobo, de neuf sur les 15 personnalités ont été, foi du ministre Barry, opérées en toute légalité et indépendamment de toute influence extérieure en l’occurrence d’OSC (Organisation de la société civile).

Des interpellations ont visé des personnes suspectées « d’atteinte à la sûreté de l’Etat », de « malversations dans les lotissements », de « surfacturations et malversations dans l’exécution des marchés publics », de « faux et usage de faux », d’ « activités politiques illégales », de « troubles à l’ordre public et incitations de troubles à l’ordre public », et s’inscrivent, selon M. Barry, dans la volonté ferme du gouvernement de la Transition de lutter contre l’impunité. Ce qui, précise-t-il, participe à une vision de « moralisation de la vie publique ». Ces interpellations, à en croire le ministre de la Sécurité, vont continuer. Mais la liste établie à cet effet ne peut être dévoilée. C’est du moins, ce qu’a laissé entendre le ministre Barry.

Le code électoral fait encore parler

Sur la thématique de l’exclusion du nouveau code, le ministre Barry martèle : « Ce code-là a une histoire. Il est bon que l’on ne s’arrête pas à la période de l’insurrection populaire, mais que l’on remonte plus loin pour voir que l’ancien régime avait entrepris la révision du code électoral. Encore une fois, il ne s’agit pas de partis politiques qui ont été exclus. Tous les partis politiques restent dans la course pour les élections. Il s’agit juste de quelques individus qui sont exclus. Le CDP peut choisir un candidat pour les élections présidentielles. Maintenant, il sera loisible à la Cour constitutionnelle de retenir cette candidature ou pas ».

Pour le ministre, « il faut que les gens soient honnêtes, qu’ils arrêtent de manipuler les esprits, de faire de l’intoxication et de la délation. Il s’agit juste de quelques individus, ces gens se connaissent. C’est pour cette raison d’ailleurs que ces gens ont commencé à s’exciter.
Si une trentaine d’individus, au regard de ce qu’ils ont fait, constituent un problème pour le peuple et que les écarter pourrait permettre à la transition d’aller vers des élections sereines et transparentes, je pense que ce sacrifice vaut la peine d’être fait, aussi bien par le peuple que par ces individus-là ».