Burkina : accusé de crimes contre l’humanité, Diendéré risque la peine de mort

Le général Gilbert Diendéré auteur du putsch du 16 septembre qui avait provoqué une grave crise politique au Burkina Faso est inculpé de crimes contre l’humanité, a annoncé, ce vendredi, le directeur de la justice militaire, Sita Sangaré, lors d’une conférence de presse. Il risque même la peine de mort qui n’a pas été abolie au Burkina Faso.

L’heure est venue de rendre des comptes pour les auteurs du coup d’Etat du 16 septembre, qui a ébranlé, pendant plusieurs semaines, le Burkina Faso. Le général Gilbert Diendéré, auteur du putsch, a été inculpé pour crimes contre l’humanité, a annoncé, ce vendredi 16 octobre 2015, le directeur de la justice militaire, Sita Sangaré, lors d’une conférence de presse à Ouagadougou, rapportent les médias locaux.

« Pour les chefs d’inculpation entrant dans le cadre du coup d’Etat du 16 septembre, il y a des dossiers allant de l’attentat, l’assassinat, le recel de cadavres, le faux en écriture authentique. Ces inculpations varient selon les personnes. Certaines personnes sont poursuivies pour crimes contre l’humanité. Le général Diendéré est notamment poursuivi pour crime contre l’humanité », a affirmé Sita Sangaré.

D’après lui, « la peine encourue peut aller jusqu’à la peine de mort s’il s’avère que l’assassinat a été précédé de traitements cruels ou qu’il a été suivi d’actes de cruauté ». La peine capitale étant toujours en vigueur au Burkina Faso, le général Diendéré pourrait bien être condamné à la peine de mort.

Il faut dire que le coup d’Etat au Burkina Faso avait provoqué une grave crise dans le pays, suscitant une vive mobilisation des populations contre ce qu’elles considéraient comme une forfaiture. Ce coup de force manqué qui a perturbé ce pays d’Afrique de l’Ouest a contraint les autorités de Transition de reporter la Présidentielle qui était prévue en octobre. Cette élection est fixée au 29 novembre, ont annoncé deux candidats à la Présidentielle : Ablassé Ouedraogo, uet Roch Marc Christian Kaboré, un des favoris du scrutin.

Désormais, le pays qui a évité un bain de sang et neutralisé les putschistes, tente de panser ses plaies. Les élections à venir devraient lui permettre de prendre un nouveau départ.