« Brûler le drapeau marocain » : il écope de 2 ans de prison au Maroc


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Tribunal, justice
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Au Maroc, un activiste a été condamné à deux ans de prison ferme pour « outrage au drapeau national et au symbole de l’Etat » après qu’il ait publié un message sur Facebook. Quel est le contenu de ce message ?

Arrêté en mi-décembre et poursuivi pour avoir écrit sur Facebook qu’il n’avait pas « les moyens d’acheter des allumettes pour brûler le drapeau marocain alors qu’il a faim », Abdelali Bahmad a été jugé dans la nuit de jeudi à vendredi 10 janvier à Khenifra, dans le centre du Maroc. A l’issue de l’audience qui a duré près de dix tours d’horloge, l’accusé a été déclaré coupable et envoyé en prison pour deux ans.

Pour son avocat, Me Hassan El Tas, cette condamnation « sévère s’inscrit dans un contexte de musellement de la liberté d’opinion ». Dans la même veine, un groupe marocain de défenseurs des droits humains, listant une douzaine de condamnations ces dernières semaines, pour des publications sur les réseaux sociaux « en désaccord avec l’Etat, critiquent ses politiques ou expriment leur colère », a dénoncé, jeudi, « une campagne de répression » destinée à « terroriser les usagers des réseaux sociaux ».

Ce groupe, baptisé « Comité de soutien au journaliste Omar Radi et à tous les prisonniers d’opinion », a été créé fin décembre, après l’arrestation de M. Radi, un journaliste et militant des droits humains de 33 ans, poursuivi pour « outrage à magistrat » pour un message sur Twitter. Son procès est prévu début mars.

Tout récemment, rappelle l’AFP, une campagne #freekoulchi (« Libérez-les tous ») a été lancée sur Twitter pour dénoncer cette vague de condamnations. Au rang des personnes poursuivies et qui a heurté l’opinion, un lycéen de 18 ans qui a été condamné à trois ans ferme pour avoir publié sur Facebook une phrase du titre de rap « Vive le Peuple ». Propos que les autorités marocaines ont jugé offensants.

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Je suis passionné de l’actualité autour des pays d’Afrique du Nord ainsi que leurs relations avec des États de l’Union Européenne.
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