Brouille sur le Sahara : Ban Ki-moon annule une visite au Maroc

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annulé une visite au Maroc, après des propos contestés sur le Sahara Occidental.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annulé une visite prévue cette année au Maroc, après des propos contestés sur le Sahara Occidental. C’est ce qu’a annoncé, ce mercredi 16 mars 2016, son porte-parole.

En fin de semaine dernière, Rabat a accusé Ban Ki-moon d’avoir manqué à son devoir de neutralité en utilisant le mot « occupation » pour qualifier la présence marocaine au Sahara Occidental, territoire contrôlé par le royaume chérifien depuis 1975, souligne Reuters, qui ajoute que mardi, le gouvernement marocain a informé les Nations Unies qu’il réduirait les effectifs de la mission de l’ONU au Sahara Occidental tout en menaçant de se retirer des missions de maintien de la paix de l’ONU en réaction aux propos de Ban Ki-moon.

Dans le cadre des efforts visant à relancer des négociations entre le Maroc et le Front Polisario, le mouvement qui réclame l’indépendance du Sahara Occidental, le Secrétaire général de l’ONU s’était rendu, il y a une dizaine de jours, à Tindouf, dans le sud de l’Algérie, pour visiter des camps de réfugiés sahraouis.

Une visite, « des déclarations inacceptables et des actions
inadmissibles » du Secrétaire général des Nations Unies que le royaume a condamné via une marche de 3 millions de personnes à Rabat. Après
une rencontre entre Ban Ki-moon et le ministre marocain des Affaires
étrangères, le Secrétaire général de l’ONU a déploré cette démarche du royaume qui visait directement sa personne et son institution, en initiant et en validant cette marche de Rabat. Non content de cette nouvelle sortie de Ban Ki-moon qui s’est fâché contre les autorités marocaines, une autre marche a été initiée à Laâyoune et a rassemblé quelque 180 000 personnes.

Des réactions qui en disent long sur la position marocaine face à Ban Ki-moon qui a préféré tout bonnement surseoir à une autre visite au Maroc où le secrétaire général de l’ONU semble déclaré persona non grata.