Brigitte Rabarijaona, ou l’art d’aimer l’Afrique

Fleurs exotiques

Du Burundi au Togo en passant par le Kenya et la Tunisie, l’exposition de la semaine de l’Afrique à l’UNESCO qui s’achève le 25 mai, à Paris, se présente comme un voyage de découverte. C’est après avoir traversé un large couloir aux murs tapissés de peintures colorées que nous avons rencontré Brigitte Rabarijaona, artiste peintre malgache au talent inné.

Rabarijoana.jpg » Je suis née à l’Unesco. Mes premières expositions ont eu lieu ici « . Brigitte Rabarijaona se définit comme une artiste du monde. Elle nous présente certaines de ses œuvres à l’occasion de la semaine africaine de l’UNESCO à Paris. Passionnée par le dessin depuis son plus jeune âge, elle commence d’abord par représenter des fleurs, dont l’orchidée, très répandue à Madagascar.

Très vite, le style de Brigitte Rabarijaona évolue et s’affirme. En 1998, l’artiste part sur les traces de l’impressionnisme et s’inscrit à la faculté de Cergy où elle développe un véritable intérêt pour l’art lyrique. Mais les objectifs premiers de la peintre d’origine malgache restent les mêmes : dénoncer les problèmes internationaux qui, depuis toujours, captent son attention, et exprimer un engagement pour les peuples africains à travers son art.

L’actualité en peinture

L’originalité de Brigitte Rabarijaona se fait ressentir dès le premier tableau de son exposition qui s’intitule « Tonga soa ê » (soyez le bienvenu) : toujours une fleur en symbole de bienvenue et, derrière, le bleu, couleur omniprésente dans les œuvres de l’artiste. L’exposition de la peintre se parcourt comme un livre ouvert. Une histoire se présente à nous,  » l’histoire d’un continent qui souffre et sa population qui saigne « , confie l’artiste.

Brigitte Rabarijaoni a décidé pour cette nouvelle édition de la semaine de l’Afrique de mettre l’accent sur les problèmes et les conflits qui s’abattent sur le continent depuis ces dernières années, comme la crise au Darfour, l’insouciance des autres pays face à la misère ou au Sida. Elle nous présente alors un tableau central qui appelle les personnes à combattre le tabou qui existe vis-à-vis du sida. Chaque détail a son importance : de l’échiquier, présent dans la majorité de ses œuvres illustrant la vie sur Terre qui n’est pas de la même valeur, au baobab à l’arrière plan simulant l’acte sexuel. Pour véhiculer au mieux son message, elle n’hésite pas à utiliser des citations de grandes personnalités africaines comme Nelson Mandela ou encore de Léopold Sédar Senghor.

« Qu’aucun africain ne tue un africain »

Ambitieuse, Brigitte Rabarijaona rêve de ce jour où ses œuvres deviendront  » des supports dans l’éducation de la paix et de la solidarité « . Elle rêve d’une Afrique où le peuple africain serait plus solidaire, plus fraternel, une Afrique dans laquelle chaque enfant pourrait bénéficier d’un droit à la santé et à l’éducation. L’artiste peintre a bien l’intention de faire bouger les choses en peinture.

 Palais de l’UNESCO : 7 place de Fontenoy 75007 Paris

 Contacter l’artiste : brigitte.rabarijaona@free.fr