Booba ne jure que sur le « futur », Rohff « accélère »

Rien n’arrête l’ascension de Booba. Pas mêmes son éternel rival Rohff, et encore moins La Fouine. Le Duc du Bois de Boulogne continue son ascension vers le « Turfu » (futur), en écrasant ses adversaires, autant sur les plateformes de musiques que dans ses paroles. Les sorties quasi-simultanées de la réédition de « Futur » et du « PDRG » s’annoncent déjà houleuses.

Booba artiste le plus écouté ? Les fans de Rohff disent non. Mais la réalité sur les plateformes musicales l’atteste, malgré les détracteurs qui l’accusent d’avoir truqué le nombre de vues et de téléchargement. Peu importe, lui (Booba) ne jure que sur le « Turfu », la réédition de son album « Futur » qui s’est écoulé à plus de 150 000 exemplaires. Le rappeur qui se compare à un homme d’affaire accompli n’épargne ni La Fouine, ni Rohff dans « Turfu ». Les fans attendent une fois de plus et avec impatience la réponse du Soldat de Vitry, qui sortira le 23 septembre son album « PDRG », mais pendant ce temps, le Kopp place la barre très haute, en s’autoproclamant symbole d’une modernité dont il serait le seul maître à détenir les clefs du futur.

« Turfu » dans le business ?

Il est devenu une machine à faire couler le nombre de vues sur la toile. Sa nouvelle réédition de son dernier album « Futur » en est l’exemple. Mais en vérité, entre Booba, Fouiny baby et Catast’rohff, il n’y a que la musique qui passe. Les trois rappeurs sont au coude-à-coude dans les nombres de vues sur Internet. Ils se partagent à tour de rôle les meilleures places. C’est celui qui insulte sauvagement son adversaire qui semble à chaque fois le mieux placé en attendant une nouvelle réponse. Et Booba en prend aussi à sa grade aux yeux de certains artistes respectés dans le domaine du Rap et hip-hop. Ces derniers soulignent son manque d’originalité en reprenant systématiquement les codes du Rap US. Argent, belles femmes, voitures, produits illicites et déchaînement de la testostérone, y passent. Aujourd’hui, le Duc se fait de plus en plus démarqué, en taclant à tour de rôle tous ceux qui se trouvent sur son chemin. Lui, il est dans le futur et ne veut surtout pas qu’on le dérange. Dans son clip « Turfu », il termine une course de voiture dans un grand désert par une transformation mystérieuse dans le ciel, une façon pour lui d’affirmer qu’il est seul maître dans le game. Il n’hésite même pas à s’en prendre à Johnny Hallyday qu’il juge comme un mec dépassé, qui n’a « réussi que grâce à ses fans (…) Moi, j’écris mes paroles. On n’a pas le même parcours. Je ne rêve pas de sa carrière », signé Booba. Incitant Joey Starr à venir à la rescousse de Johnny, en l’invitant à produire du vrai Rap français, au lieu « de pomper sur le Rap US ».

Et pendant ce temps-là chez Rohff et la Fouine…

Comme à son habitude, les textes pourtant peaufinés de Booba ne ménagent aucun de ses concurrents qu’il accuse de « teurs-men » (menteurs). Plus loin dans ses couplets, c’est la Fouine qui en fait les frais. « Chérie, m’aimerais-tu encore si j’vais la b*** à Fouiny ? ». Avant de prédire un flop du prochain album de Rohff. C’est simple, pour lui « PDRG sera tout khénez (va puer, sera sans valeur). Les fans de Rohff apprécieront. Des insultes en plus qui devraient ravir la haine entre les trois rappeurs.
Le clash entre Rohff et Booba atteindra encore un nouveau niveau avec les sorties quasi-simultanées des albums « PDRG – Pouvoir, Danger, Respect et Game » et « Futur 2.0 » courant septembre. Le face-à-face risque d’être terrible, surtout que les fans de Rohff ont déjà annoncé le suicide de Booba le 23 septembre, date de la sortie de PDRG.
En attendant, le Duc se voit en meneur de jeu, en s’affichant sur twitter avec Zidane, et invite ses détracteurs à ne pas déclencher une guerre qu’ils ne seront pas en mesure d’assumer. Rohff, lui, ne regarde plus dans le rétroviseur, mais accélère. Tandis que la Fouine se pose en homme réfléchi, sa prochaine autobiographie devrait le prouver.