Bilan du crash Air Algérie : 116 morts, 1200 restes humains collectés

L’enquête sur le site du crash de l’avion d’Air Algérie dans le nord-est du Mali et les opérations de collecte de restes humains sont achevées. Au total il a été dénombré 116 morts, et 1 200 restes humains ont été collectés.

L’enquête sur le site du crash de l’avion d’Air Algérie et les opérations de collecte de restes humains sont désormais achevées. C’est ce qu’a annoncé, samedi, la gendarmerie française. Le vol AH5017 d’Air Algérie, qui reliait Ouagadougou à Alger, s’est écrasé le 24 juillet, 50 minutes après son décollage. Un premier bilan de 118 morts dont six membres d’équipage, a été revu en baisse. Il est désormais fait état de 116 morts, dont 54 Français.

« J’ai terminé mes investigations tant pour la partie enquête de l’accident que pour la partie identification des victimes », a indiqué le colonel Patrick Touron, chef adjoint de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie française, à l’AFP. Le site précise que des enquêteurs français, maliens, espagnols et algériens ont passé une semaine à ratisser le site, qui se trouve à environ 150 km de Gao.

« Nous avons libéré le site complètement de tous les éléments biologiques qui pouvaient rester puisque nous les avons regroupés en éléments non identifiables. On a gratté le sable, on a tout regroupé de manière à ce qu’il n’y ait aucun élément appartenant à une victime qui soit laissé sur place », poursuit le colonel Patrick Touron, qui précise que l’équipe a « de plus fait un zonage complet de l’espace, à l’aide des forces militaires présentes, de manière à ne laisser non plus aucun objet personnel qui pourrait appartenir à une victime ».

En attendant l’identification de l’ensemble des victimes de l’avion d’Air Algérie qui « peut prendre des semaines, des mois et peut-être des années », selon le directeur de la police judiciaire algérienne, plus de 1 200 restes humains ont été collectés sur le site de crash, d’après les enquêteurs. L’AFP indique dans la nuit de jeudi à vendredi, un premier lot de 146 prélèvements a été acheminé de Bamako à Paris pour y être analysé.