Bière hors de prix au Gabon

Les prix des boissons alcoolisées industrielles, fabriquées par la société des brasseries du Gabon (Sobraga), ont grimpé depuis le début de la semaine. La situation serait liée à la crise des céréales qui touche le marché international depuis 2002, selon la direction de l’entreprise.

Notre correspondant au Gabon

Selon Benoît Verdier, directeur de l’exploitation de la Sobraga qui s’exprimait vendredi au cours d’une conférence de presse, c’est la crise qui secoue le marché des céréales, indispensables à la fabrication de la bière, qui est à l’origine de la hausse des prix. Outre l’augmentation des prix des céréales sur le marché internationale, M. Verdier a évoqué le problème des impôts et l’augmentation des prix des autres produits qui entrent dans la chaîne de fabrication des boissons, entre autres les étiquettes, les bouchons et les extraits.

La direction de l’entreprise s’est engagée à harmoniser les nouveaux prix de ces produits dans l’ensemble des 9 provinces, malgré le coût plus élevé de la fabrication à l’intérieur du pays, en raison des charges de transport.

Les disciples de Bacchus sont visiblement remontés par cette hausse de prix, et beaucoup risquent de se retourner vers des boissons traditionnelles, notamment le Moussoungou, fabriqué artisanalement à parti de la canne à sucre et le vin de palme, très prisé par les saoulards qui se rassemblent par centaines à leur quartier général (QG), au PK 5 à Libreville.

Les tenanciers des entrepôts de boissons, de leur côté, parlent déjà de la mévente depuis quelques jours, à cause de leurs clients qui boudent les nouveaux prix. Ils espèrent tout de même que l’activité va reprendre normalement pendant la période des fêtes de fin d’année qui pointent à l’horizon.