Bientôt un remède contre la calvitie

Après des années de recherches qui n’ont jamais porté leurs fruits, des chercheurs américains affirment être en passe de trouver un remède contre la calvitie.

Marre d’avoir le crane dégarni ! De ressembler à un vieux usé et fatigué ! Eh bien messieurs gardez encore l’espoir, car vos soucis liés à vos cheveux pourraient bientôt être de mauvais souvenirs. Après des années de recherches qui n’ont pas porté leurs fruits, des chercheurs américains, les Dr Angela Christianio et Claire Higgins de l’Université Columbia, à New York, ont bon espoir d’avoir trouvé le remède contre la calvitie. Ils sont en effet parvenus à faire repousser des cheveux en cultivant en laboratoire des cellules humaines du derme papillaire, ce qui offre un nouvel espoir aux personnes souffrant de calvitie, selon leurs travaux publiés mardi.

Cela fait une quarantaine d’année que les scientifiques tentent d’éradiquer la calvitie en clonant des follicules pileux, considérés comme l’usine à fabriquer des cheveux chez l’être humain, et en utilisant des cellules du derme papillaire. Sans succès. Jusqu’à présent, tous les traitements utilisés contre la calvitie ne peuvent que ralentir la perte des cheveux, mais ils ne stimulent pas la croissance de nouveaux cheveux.

Alors en quoi cette nouvelle recherche est-elle différente des autres qui n’ont jusqu’à présent pas fait sensation ? Avec cette nouvelle méthode, des cellules humaines, une fois cultivées, ont ensuite été réimplantées sur la peau de souris, ce qui a permis de produire des follicules pileux. Une méthode selon le Dr Angela Christianio, professeur de dermatologie à l’Université Columbia à New York, qui « permet de développer un grand nombre de follicules ou de régénérer les follicules existants en utilisant des cellules du derme papillaire provenant d’une centaine de donneurs de cheveux ».

Repousse de nouveaux cheveux

La chercheuse, principal co-auteur de l’étude parue dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), va même plus loin, affirmant, « cette technique pourrait rendre la greffe de cheveux accessible à des personnes avec un petit nombre de follicules, chez les hommes comme chez les femmes, ou chez les sujets ayant souffert de brûlures ».

Selon le Dr Claire Higgins, autre auteur de ces travaux, « pour cette recherche, des cellules papillaires provenant de sept personnes ont été cultivées en laboratoire où l’on a induit leur agrégation de manière à créer les conditions nécessaires à la croissance des cheveux ». D’après lui, « après quelques jours, ces cellules papillaires insérées entre le derme et l’épiderme d’un fragment de peau humaine ont été greffées sur le dos de souris. Dans cinq des sept tests, la greffe a produit de nouveaux cheveux pendant au moins six semaines ».

Toutefois les auteurs de cette étude précisent que davantage de travaux sont nécessaires avant que cette technique puisse être testée chez des humains. De quoi tout de même redonner de l’espoir à tous ceux qui souffrent de la calvitie.