Berlusconi de nouveau jugé dans l’affaire Rubygate

Le procès en appel du Rubygate dans lequel Silvio Berlusconi est accusé de prostitution de mineure et abus de pouvoir s’est ouvert vendredi à Milan, en l’absence de l’ex-chef du gouvernement.

Même s’il ne sera pas présent au procès en appel de l’affaire Rubygate, Silvio Berlusconi est de nouveau jugé pour prostitution de mineure et abus de pouvoir. Un procès qui s’est ouvert ce vendredi matin à Milan, et dans une certaine indifférence des médias. Seules quelques caméras étaient présentes car la venue du magnat était exclue. Comme presque tous les vendredis depuis le 9 mai, il se trouvait au centre pour malades d’Alzheimer de Cesano Boscone, près de Milan, où il effectue une demi-journée hebdomadaire de travail d’intérêt général (TIG) pour purger une peine d’un an de prison pour fraude fiscale (procès Mediaset).

Le Rubygate première mouture s’était terminé par une condamnation en juin 2013 à sept ans de prison pour Silvio Berlusconi. L’ex-président du Conseil italien avait en effet été reconnu coupable d’avoir incité à la prostitution la jeune danseuse marocaine, Karima El-Mahroug, connue sous le nom de « Ruby ». Cette dernière était âgée au moment des faits de seulement 17 ans. Il est accusé d’avoir eu des relations sexuelles tarifées avec la jeune femme, alors qu’il était encore chef du gouvernement. Les faits, qu’ils nient catégoriquement, se seraient déroulés lors de soirées organisées dans sa villa d’Arcore, près de Milan.

Silvio Berlusconi aurait aussi usé de son pouvoir alors qu’il était à la tête du Conseil italien pour faire sortir Ruby de prison, arguant qu’elle avait une ascendance avec l’ancien président égyptien Hosni Moubarak.