Bénin : le président de l’Assemblée nationale veut « préparer la transition démocratique » de 2016

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Le nouveau président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, a été investi ce lundi dans la capitale béninoise, Porto-Novo. L’opposant historique a appelé à « préparer la transition démocratique » d’avril 2016, date de la prochaine élection présidentielle qui doit voir le départ du Président béninois Boni Yayi, au terme de deux mandats. Les défis sont nombreux, a-t-il rappelé.

A Porto-Novo,

La tribune des officiels était bien remplie, ce lundi 15 juin 2015, sur la place de l’Assemblée nationale de la capitale béninoise, Porto-Novo. Le public était venu assister à la cérémonie d’investiture du nouveau président de l’institution issue des élections législatives du 26 avril dernier. Les différents ambassadeurs ainsi que les présidents des Assemblées nationales des pays amis, ou leurs représentants, étaient présents en nombre pour féliciter l’historique opposant Adrien Houngbédji. Il a été élu au perchoir pour la troisième fois de sa longue carrière politique[[Il a été élu une première fois de 1991 à 1995 et une deuxième fois de 1999 à 2003]]).

« Le président de tous »

Dans son fief de Porto-Novo, le président du Parti du renouveau démocratique (PRD), applaudi à chaque fois que son nom était cité par les différents intervenants, a salué l’attachement des Béninois à « l’alternance démocratique ». Lors des élections législatives du 26 avril dernier, l’opposition, toute tendance confondue, a remporté une courte majorité de 43 députés sur 83.

Assurant vouloir être « le président de tous », au delà des clivages partisans, il a appelé à préparer l’alternance démocratique d’avril 2016, date de la prochaine élection présidentielle, qui doit « permettre de passer d’un régime à un autre, en douceur ». L’opposition accuse le Président Boni Yayi de vouloir se représenter pour la troisième fois à la tête du pays malgré la Constitution qui limite à deux le nombre de mandat.

« Les défis sont nombreux »

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L’ancien Premier ministre Adrien Houngbédji est le premier opposant à être élu à cette fonction depuis le début de la présidence de l’actuel chef de l’Etat, en 2006. Boni Yayi était accusé de contrôler toutes les institutions du Bénin.

« Les défis sont nombreux », a-t-il insisté. Une des priorités de l’ancien avocat d’Omar Bongo est de réformer le système partisan en limitant le nombre de partis dans l’hémicycle qui étaient près de 200 à concourir aux dernières Législatives. Adrien Houngbédji a indiqué vouloir interdire la transhumance qui désigne les députés, nombreux dans le pays, qui changent de partis en cours de mandat au gré des différentes élections.

Il s’agit aussi de restaurer la confiance des Béninois dans la politique en leur montrant une meilleur image du débat politique, a conclu le nouveau président, notamment en supprimant les invectives, ou améliorant le taux de présence des députés aux sessions parlementaires.