Bénin : célébration du centenaire de la mort du roi Béhanzin

Le chef de l’Etat béninois Boni Yayi a procédé ce dimanche à Abomey (cité historique située à 141 km de Cotonou) au lancement des festivités marquant le centenaire de la mort du roi Béhanzin (1890-1894), héros de la résistance à la conquête française. Les manifestations se dérouleront sous le signe de la réconciliation.

Autorités politico-administratives, anciens présidents, membres des représentations diplomatiques et d’organisations internationales, têtes couronnées du Bénin et de la sous-région, participent à cette commémoration qui, selon les organisateurs, vise à « rassembler et proclamer l’unité tout en travaillant à la produire ».

Pour le chef de l’Etat béninois, cette célébration est un devoir de mémoire indispensable non seulement pour se souvenir, mais surtout pour s’inspirer du modèle de Béhanzin afin d’être un patriote préoccupé par le développement intégral du Bénin. Cette commémoration permettra également de cultiver le sens du respect du bien commun que nul n’a le droit ni de s’approprier ni de dilapider sans courir le risque d’être sanctionné, a–t-il déclaré, indiquant que cela suppose la culture à tous les niveaux de l’obligation de résultat.

Des manifestations culturelles et scientifiques

Pour le président béninois, il faudra saisir l’occasion de cette célébration pour travailler à la mise à jour et à disposition de l’histoire de toutes les communautés socioculturelles et celles des grands hommes de la Nation et reconstituer les bases de données complètes et précises du Patrimoine culturel national.

Animations culturelles, défilés, spectacles des différents groupes princiers, visites des sites historiques et points saillants de la résistance du roi défunt, colloque scientifique sur sa vie et son oeuvre, journée de réconciliation, sont, entre autres, les manifestations prévues dans cette commémoration qui prend fin le 24 décembre prochain.

Né en 1838 sous le nom de prince Ahopkonou, le roi Gbéhanzin (nom qui signifie en langue fon: le monde tient l’oeuf que la terre désire) succéda à son père le 1er janvier 1890. En 1892, il s’oppose à la conquête française. Au bout de deux ans de combat, il décida en 1894 d’aller négocier la paix avec le président français et fut déporté en Martinique. Il est mort à Alger le 10 décembre 1906 et consacré en 1976, héros national.