
En visite d’amitié et de travail à Ouagadougou le 2 juin 2026, le président béninois Romuald Wadagni et son homologue burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, ont décidé de renforcer la coopération économique entre leurs deux pays. Au cœur des échanges figure notamment le rôle du Port autonome de Cotonou, considéré comme un maillon essentiel pour l’approvisionnement du Burkina Faso.
Après une première étape à Niamey au Niger, Romuald Wadagni a poursuivi sa tournée diplomatique dans la capitale burkinabè où il a été accueilli avec les honneurs par le président du Faso. Les discussions entre les deux dirigeants ont porté sur plusieurs questions d’intérêt commun, notamment la sécurité, l’intégration régionale et le développement économique.

Sur le volet économique, les deux chefs d’État ont souligné les opportunités de coopération dans des secteurs tels que le commerce, l’industrie, l’artisanat, les infrastructures et la formation professionnelle. Ils ont particulièrement insisté sur l’importance stratégique du Port autonome de Cotonou pour l’économie burkinabè.
Faciliter le transit pour stimuler les échanges
Pays enclavé, le Burkina Faso dépend en grande partie des corridors régionaux pour ses importations et exportations. Dans cette perspective, Romuald Wadagni et Ibrahim Traoré ont réaffirmé leur engagement à améliorer la fluidité des opérations de transit ainsi que les conditions de transport sur les corridors reliant le Bénin au Burkina Faso. L’objectif est de faciliter davantage les échanges commerciaux et de réduire les contraintes logistiques auxquelles sont confrontés les opérateurs économiques des deux pays.

Les deux dirigeants ont également convenu de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale à travers la tenue prochaine de la cinquième session de la Grande Commission mixte de coopération Burkina Faso-Bénin. Ils ont en outre appelé à l’accélération de la finalisation des accords en instance afin de consolider le cadre juridique des relations entre les deux États.



