Bafouage des droits humains de 14 employés de la SONATU en Boziziecratie

Depuis le 09 mars 2012, soit exactement un mois et onze jours, quatorze (14) employés de la SONATU sont détenus sur ordre verbal du Juge Dr. Bozizé qui présida l’audience du Conseil Spécial de Surveillance et de Redressement des Entreprises et Offices Publics (CSSREOP) du 08 mars 2012 depuis le Palais de la Renaissance. Furent présents à cette audience, outre le Dr. Bozizé, le Vice-président, Sylvain Ndoutingaye, le Procureur de la République et Garde des Sceaux (ou SOTS, comme vous voulez!) le demi-dieu Firmin Féïndiro, le Ministre d’Etat Directeur de Cabinet à la Présidence, Michel Gbezera-Bria, le figurant Premier Ministre Faustin Touadéra et le truand Conseiller Economique Mahamat Tahir alias Bac+18. A l’issue de la comparution des responsables de la SONATU, le Juge Dr. Bozizé a déclaré Michel Koyt, Abdallah Kadre, Judes Alex Kette et Jasmin Médard Gouaye coupables de malversations financières. Ils sont arrêtés le vendredi 09 mars en fin de journée. Le 15 mars 2012, Michel Koyt et Abdallah Kadre sont limogés de leurs fonctions de ministre.

Malheureusement la Guantanamolisation des 14 employés Centrafricains détenus arbitrairement, injustement et illégalement au-delà des 48 heures de garde à vue a échappé à tous les médias traitant de la boziziecratie ou encore une soit disant démocratie où les institutions républicaines sont dirigées de mains de dictateur par un seul individu qui arrête tout, qui décrète tout, qui ordonne tout, et qui légifère tout au grand dam de ceux qui croient à la séparation des pouvoirs dans une République. Une soit disant démocratie dans laquelle les institutions républicaines sont figurantes et destinées uniquement à satisfaire les desideratas de la Banque Mondiale et du FMI dont les satisfécits répétitifs contrastent d’ailleurs singulièrement avec le quotidien du Centrafricain lambda.

BOZIZE A CONDER VIE TI E APE O

Le même 09 mars 2012, le Directeur Général de la Police procédera à l’arrestation de 14 autres employés qui, dit-il, seront gardés à vue pour nécessité d’enquête. Il s’agit de cinq caissières, deux comptables, un chef de service commercial, quatre inspecteurs techniques, une chargée des locations (qui est la cousine du Directeur Administratif et Financier, Jasmin Médard Gouaye ) et une directrice commerciale qui sont purement et simplement jetés en cellule les deux premières nuits. Par la suite ils dormiront tantôt sur leur lieu de travail au stade de 20.000 places après le travail (une condamnation aux travaux forcés qui ne porte pas son nom quoi) tantôt dans les locaux infectés d’araignées, de punaises et de souris du Commissariat Spécial du Port de Bangui à même le sol sur des nattes aux frais des parents. Après quinze jours de cette garde à vue qui ne finit plus, des parents inquiets ont commencé à frapper aux portes. En effet, il est un secret de Polichinelle que dans le Centrafrique de la Bozizie, le respect de l’autorité a fait entièrement place à la crainte de l’autorité. Encore faut-il que le citoyen Centrafricain aux prises avec ladite autorité tienne à sa déjà misérable vie. Hélas, ce manque de respect traîne encore le pas pour se transformer en ce que nous sommes de plus en plus nombreux à appeler de tous nos vœux.

Ces parents ont donc interpellé successivement le Directeur Général de la Police et son Adjoint (chargés d’enquêtes du Juge Dr. Bozizé), le pseudo Procureur de la République un certain Tolmon et le vrai Procureur de la République et Garde des Sceaux Féïndiro. Ce dernier garde les sceaux faute d’espace dans les tiroirs du Ministre de la Justice le Docteur Bozizé. Dans un premier temps, ce beau monde se contentait de renvoyer les parents à la fin des enquêtes. Qu’à cela ne tienne les parents ont pris sur eux de me solliciter et de contacter Ndéké Luka qui s’est brièvement intéressé à la situation avant de se faire rabrouer et rappeler le sort de Faustin Bambou. Très vite, le réseau des amis et connaissances çà et là dans l’appareil judiciaire banguissois sera mis à contribution. Que ceux qui se leurrent encore sur l’indépendance du pouvoir judiciaire centrafricain se tiennent bien sur chaise. Des sources proches et des Directeur Généraux de la Police, et du figurant Procureur de la République et du vrai Procureur de la République et Garde des SOTS ont informé que les enquêtes sont terminées et les gardés à vue sont innocentés mais il faut attendre que le Juge Dr. Bozizé se décolère avant de lui remettre le rapport. Il faut attendre qu’il soit de bonne humeur pour demander la relaxe des gardés à vue. Ce qui a le mérite de la clarté quant aux bases légales et juridiques des poursuites et verdicts dans la Bozizie.
Un Procureur de la République qui attend que son Ministre et Président de la République soit de bonne humeur pour solliciter de sa haute bienveillance la relaxe des citoyens innocents gardés à vue sur un ordre verbal d’un individu par ailleurs mortel. Autrement dit, un ordre verbal de Bozizé est une ordonnance de référé ou constitue à lui seul une décision de justice! C’est ahurissant!

Ces informations m’ont fait monter la moutarde au nez. Le 05 avril, j’ai cogné à la porte d’un juge d’instruction à qui j’ai demandé, dans le creux des yeux, sur quel fond de dossier un Juge d’Instruction instruira-t-il un citoyen innocent gardé à vue pendant six cent quarante huit heures soit 27 jours sur un simple ordre verbal du Président de la République ? Ce magistrat, soit dit en passant brillant juriste, désabusé me renvoie au cas Mme Balemby pour démontrer de manière tangible et éloquente à quel point les magistrats centrafricains sont tenus par les couilles depuis la Présidence de la République Centrafricaine.

Eh oui, cette magistrature centrafricaine où trônaient des hommes de stature intellectuelle comme Franck, Grote, Guéret, Mandendjapou, Potolo, Yanibada, pour ne citer que ceux-là est aujourd’hui l’ombre d’elle-même. Cette magistrature des Centrafricains formés dans les Ecoles de Magistrature en France a cédé le pas à une magistrature des Centrafricains diplômés de l’Ecole de Seydou (Bangui) entendez par là une magistrature bozizéenne où les verdicts des juges sont rédigés par Firmin Féïndiro celui-là même qui s’est fait prendre les culottes baissées en fraudant une admission aux études de deuxième cycle de droit en France. Lire C.A.P du 15 juin 2010

Notre magistrature républicaine est transformée en une magistrature bozizienne où les avocats formés en France sont regardés en chiens de faïence. C’est au forcing et le plus souvent via un soit disant juriste de la bozizie que ces avocats formés en France rencontrent le pseudo Procureur de la République, Tolmon, qui se réfère systématiquement au Garde des Sceaux (ou Sots comme vous voulez), Féïndiro, pour conduite à tenir. Lequel Garde des Sceaux réfère, à son tour, au Ministre de la Justice et Président des Tribunaux de Centrafrique Dr. Bozizé pour les arrestations arbitraires et intempestives.

DE LA LEGALITE ET CONSTITUTIONALITE DU CSSREOP

Le Conseil Spécial de Surveillance et de Redressement des Entreprises et Offices Publics ne saurait se substituer aux tribunaux du pays. Dans un pays normal où les Députés sont instruits et élus et non pas complaisamment NOMMES par consigne présidentielle, dans un pays normal où l’Assemblée Nationale n’est ni une caisse enregistreuse monocolore ni une réunion de famille, dans un pays normal où des vrais juristes sont à la place qu’il faut, la légalité et la constitutionalité du CSSREOP auraient déjà été contestées. Chez nous, à quoi cela sert de saisir une Cour Constitutionnelle qui se déclare incompétente pour se prononcer sur une question constitutionnelle? A quoi cela sert de saisir une Cour Constitutionnelle dont les Juges se parjurent grossièrement et honteusement? Au fait, à quoi sert vraiment cette Cour Constitutionnelle Centrafricaine? La seule et unique chose qu’elle a faite depuis sa mise en place c’est valider des simulacres d’élection. Autrement dit, voilà des gens qui travaillent une dizaine d’heure par cinq (5) ans (voire six) pour des millions de francs CFA en salaire mensuel. Quel beau métier! La requête de Me Zarambaud Assingambi demandant à la Cour Constitutionnelle Centrafricaine la destitution du président de la République pour cumul de fonctions reste et demeure la jurisprudence étalon de l’inutilité de la Cour Constitutionnelle Centrafricaine.

Juristes de Centrafrique éclairez-nous! Le CSSREOP est créé par décret présidentiel au mépris total de l’Assemblée Nationale. Pourquoi? N’est-ce pas l’attribution de l’Assemblée Nationale de conférer au CSSREOP le pouvoir qu’il s’arroge? Tout ce qui est spécial a une connotation dictatoriale; il faut qu’on se le dise. Un Conseil n’a pas le pouvoir d’envoyer un citoyen (de surcroit innocent) en prison. Seul un Juge dûment investi a ce pouvoir. Le Conseil des Ministres dans son entièreté, i.e., comptant en son sein le Ministre de la Justice et le Président de la République n’a pas le pouvoir d’envoyer un citoyen en prison et a fortiori un Conseil de Surveillance. Master Féïndiro, Dr. Bozizé, il faut avoir été à l’Université pour le savoir; je ne vous blâme pas. Vous ne savez pas ce que vous faites! A ces ramassis de juristes de la Bozizie qui baliverneront qu’il s’agit d’un conseil spécial, je répondrai que le spécial en Centrafrique rime, très malheureusement, avec arbitraire. Qui de mon âge ne se souvient des tribunaux militaires spéciaux de Bokassa qui envoyèrent par dizaines des braves Officiers aux pelotons d’exécution? Et si tous ces Officiers étaient encore vivants! Hélas!

PRISON DOREE POUR LE MINISTRE, GUANTANAMO POUR LES EMPLOYES

Pendant que les 14 employés sont gardés à vue pendant 768 heures dans des conditions exécrables, Michel Koyt, lui, dispose d’une chambre climatisée, d’un salon, d’un frigo, etc. Les observateurs de la scène politique centrafricaine pensent que cette interpellation serait pour Michel Koyt le plus court chemin qui mène à la Primature. En effet, l’ineffable Premier Ministre Dr. Faustin Touadéra a induit son collègue Dr. Bozizé en erreur en lui annonçant fièrement avoir décelé un détournement de dénier public à hauteur de 2,5 milliards de Franc CFA. Les enquêtes ont, pour leur part, mis à jour un détournement de 165 millions de FCFA. Et le jeudi 05 avril 2012, le Juge d’Instruction, M. Laurent Legandjé, a inculpé Michel Koyt et Abdallah Kadre de détournement de 150 millions et 15 millions respectivement. Il a immédiatement émis les mandats de dépôt pour leur transfert à la prison centrale de Ngaragba.

J’ai appris de source sûre que contacté pour instructions à suivre, Dr. Bozizé est étonné qu’il s’agisse d’un détournement de seulement 150 millions pour Michel Koyt. Il a monologué qu’il ne peut embastiller Koyt pour 150 millions de FCFA alors que ce-dernier peut rapporter plus. Et pour cause, la mission de Touadéra en Inde fut un flop. Les Indiens conditionnent plus ou moins le décaissement des 30 milliards de Franc CFA pour la cimenterie à la libération de Koyt avec qui ils ont développé une complicité de travail. D’après cette même source très proche du dossier, Dr. Bozize a ordonné de temporiser le transfert de Michel Koyt à la maison d’arrêt de Ngaragba non sans s’en prendre, au passage, à son ineffable Premier Ministre dont il se moque du doctorat en mathématiques en déclarant que la différence entre 150 millions et 2,5 milliards est très grande qu’on a pas besoin d’un doctorat en mathématiques pour le voir dixit Dr. Bozizé. Ne me demandez pas ce que désigne ici le « le ». C’est une querelle entre docteurs qui est au-dessus du pauvre maitrisard que je suis. Les investisseurs Indiens sont à Bangui et ne veulent travailler qu’avec Koyt.

En milieu de journée hier, la rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre que Dr. Bozizé rétropédalera en accordant à Koyt une liberté provisoire en attendant la suite de la procédure dont son avocat, Me Morouba (parent du procureur Tolmon) se chargera. Après tout, un Docteur est un universitaire dont le quotidien consiste à faire le tour des tenants et aboutissants d’une problématique n’est-ce pas! Bravo, Docteur-Député-Général-Président!

LE CENTRAFRIQUE DE QUI CONNAIT QUI

Pendant que Dr. Bozize ordonne de temporiser le transfert de Michel Koyt à la maison d’arrêt de Ngaragba, Enoch Dérant Lakoué tape du poing sur la table et fait libérer Judes Alex Kette avant le tour de prestidigitation du Juge d’Instruction bozizéen, Sieur Laurent Legandjé, qui sortira de son chapeau la complicité de vol pour inculper les quatorze employés, c’est-à-dire les sans voix, gardés à vue pendant 768 heures soit 32 jours pour les besoins d’enquête. Ils sont désormais sous mandats de dépôt et transférés à la maison d’arrêt de Ngaragba pour les uns et la prison de Bimbo pour les autres. Pendant ce temps, Koyt reste à son hôtel, Judes Alex Kette retrouve la liberté et on n’entend pas parler de Kadre et Gouaye dont le protecteur serait le sulfureux M. Bac+18 Mahamat Tahir (pour cette tare les redoublements comptent dans un cursus universitaire. Autrement dit, une licence péniblement obtenue 8 années après le bac est un Bac+8 ou encore un doctorat. Centrafrique chéri, pourquoi toi?!).

L’école de Seydou nous forme-t-elle de vrais magistrats? Il est permis d’en douter. Ces diplômés KNK savent lire autre chose que le DROIT qui requiert que son lecteur soit droit. Pour un détournement au Ministère de la Justice enverrait-on tout le personnel dudit Ministère en prison? Pour des détournements à la SOCATEL a-t-on déclaré tout le personnel associé aux Ministres de tutelle? Messieurs les magistrats, les rapports hiérarchiques entre Gouaye, Kadre, Kette, Koyt et les 14 employés ne font de ces derniers les associés des premiers. Et alors pourquoi n’inculpez-vous pas M. Bac+18 Mahamat Tahir, membre du Conseil d’Administration de la SONATU? Voilà quelqu’un qui est à la fois juge et partie et qui s’en tire très bien!

Certes, qui pardonne au crime en devient complice disait Voltaire. Mais il faut encore être informé du crime pour éventuellement le pardonner. Or ici, et le contrôle par l’Inspection d’Etat, et le contrôle par des Experts Comptables, et les enquêtes de la police établissent clairement la non-association de tous ces 14 Centrafricains avec les auteurs des malversations.

LE CENTRAFRIQUE DES INSOLITES

Insolite ou parodie de justice; choisissez! On a diligenté des enquêtes avec tout ce qu’on a d’experts en audit. Des enquêtes qui ont blanchi les 14 employés de la SONATU, selon les aveux des Directeurs Généraux de la Police, du figurant Procureur de la République, du vrai Procureur de la République et figurant Ministre de la Justice. « Il n’y a rien » répondaient-ils inlassablement aux parents. Qui plus est, après 768 heures de garde à vue durant laquelle l’une des dames a fait une fausse couche en pleine cour du Tribunal de Grande Instance de Bangui tellement les conditions de garde à vue étaient inhumaines, ces sans voix sont inculpés pour complicité de vol.

Ils sont complices des voleurs et cumulent chacun quatre (4) mois d’arriérés de salaires alors que les malfrats, eux, ont encaissé des avances de salaires! N’est-ce pas bizarre?

Le Ministre Délégué à la Présidence Chargé de la Défense a très récemment détourné un chèque de l’Union Européenne au montant colossal de 15.957.700.000 FCFA (19.580.000 x 815) ou encore 24.362.900 Euros destinés au paiement des pensions de retraite de 815 Militaires et Gendarmes admis à la retraite. On a jeté en prison les journalistes qui ont fait leur travail d’informer le public. Mais aucun personnel du Ministère de la Défense n’a été inquiété encore moins le Ministre himself; et pour cause, il porte le même nom de son présidentiel de père.

Il y a eu des malversations financières à la SOCATEL. Les Ministres de tutelle impliqués n’ont pas été inculpés et aucun employé n’a été jeté en prison. C’est le Président des Tribunaux de Centrafrique, Bozizé en personne, qui remettra à l’un des Ministres mis en examen son passeport.
Le Général d’opérette, Jules Bernard Ouandet, qui conduisait avec des facultés affaiblies (état d’ébriété très avancé) a happé mortellement un garçon de 7 ans sur l’Avenue Koudoukou à Bangui en date du 19 février 2012 vers 17 heures locales. Les parents de la victime se sont plutôt vus interdits d’exorciser leur peine. Jusqu’à ce jour la police n’a pas toussé un mot et encore moins posé un geste quelconque envers le fautif.

Un autre Général d’opérette (le Centrafrique en regorge), Guillaume Lappo celui-là s’est livré à un pompage éhonté du trésor national jusqu’au point de se construire une chiotte à 10.000.000 FCFA. Ainsi, c’est dans l’un des pays les plus pauvres au monde que l’on trouve la chiotte la plus chère au monde! Guillaume Lappo n’a pas été inquiété. On n’a jeté personne en prison. Au contraire, l’auteur des malversations et ses acolytes ont été promus. Après tout une défécation en plein air d’un Général coûtera plus chère que 10.000.000 FCFA ce qui privera la RCA de l’atteinte d’une croissance durable!

ARRETER DE SINGER BOKASSA

Bozizé on le sait voue une admiration sans bornes à Bokassa qu’il copie maladroitement et servilement, souvent en se rendant ridicule, en imitant ses méthodes de gouvernement. Quand est-ce que Dr. Bozizé comprendra-t-il qu’au temps de son maître il n’y avait pas d’Assemblée Nationale? Quand est-ce que Général-Président-Député-Docteur Bozizé comprendra-t-il que l’Empereur Bokassa avait dès 1966 suspendu la constitution centrafricaine (celle-là rédigée par une équipe de juristes)?
Bokassa avait donc inconsciemment créé un cadre légal pour gouverner et régner par décrets présidentiels puis impériaux. Aujourd’hui la République Centrafricaine dispose, à une exception près, de toutes les institutions républicaines. Mais Bozizé les ignore royalement. Il ne se passe pas un jour où il ne pose un geste ou un acte méprisant à l’endroit de telle ou telle institution républicaine. A se demander si Bozizé a compris un seul mot de sa lecture publique le 15 mars 2011. Il est permis d’en douter sans risque de se tromper! Qu’il ne respecte pas la constitution cela ne me dérange guère car il s’agit là de son propre essai littéraire mais qu’il respecte au moins sa parole d’officier supérieur. A moins qu’il n’en soit pas un !

A quoi cela sert de diligenter des enquêtes dont les résultats sont bafoués d’avance? A quoi cela sert de dialoguer si le consensus est rejeté d’avance? A quoi cela sert de saisir une cour de justice si le verdict est connu d’avance? A quoi, A quoi, A quoi… la liste est longue!
Tous, ensemble nous pouvons faire de l’arbitraire de l’affaire SONATU le ndo bourou centrafricain à l’instar du printemps arabe.

J’ai vu, vu de mes propres yeux vu un juriste furieux qui a quasiment craché au visage d’un des magistrats dans cette affaire. Frères et sœurs, levons-nous, marchons et faisons-nous tuer par la bozizie. Croyez-moi la mort est plus douce que cette tyrannie qui nous asphyxie encore et encore depuis 9 ans.

Que Bozizé imite au plus vite le dernier geste de son maître Bokassa! Qu’à Dieu cela plaise.