Azali promet de quitter le pouvoir en mai

Le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, a déclaré que, contrairement à ses nombreux pairs africains, il ne changera pas la constitution de son pays pour briguer un autre mandat lors de la présidentielle prévue en mai.

Dans un entretien exclusif accordé à PANA, M. Assoumani a affirmé qu’il a décidé de quitter le pouvoir à la fin de son mandat, bien qu’il ait la possibilité de faire réviser la constitution pour rester à la tête du pays.

« Dans l’intérêt de la démocratie et par amour pour mon pays, je ne chercherai pas à me faire réélire à la fin de mon mandat, dans quelques mois. En plus, je ne suis pas originaire d’Anjouan, donc je ne peux pas, du point de vue de la constitution solliciter, un autre mandat ».

M. Assoumani, qui a achevé dimanche une visite de quatre jours au Sénégal, a souligné l’importance pour les pays africains de respecter l’état de droit afin que la démocratie et la bonne gouvernance prennent racine dans le continent.

Arrivé au pouvoir en 2000 à la faveur d’un coup d’Etat, il a été élu en 2002 pour un mandat de quatre ans, promettant de quitter le pouvoir en 2006.

S’exprimant sur l’avenir de l’Union des Comores après son départ du pouvoir, il a dit que s’il avait un conseil à donner à son successeur, ce serait de consolider l’unité nationale et de continuer à s’en tenir au règlement négocié concernant la question de l’indépendance de Mayotte.

« Mon expérience m’a prouvé que la plupart de nos problèmes ne peuvent être réglés militairement. La majorité des populations de nos îles n’ont pas confiance les uns envers les autres et nous devons oeuvrer en vue de maintenir la confiance mutuelle que nous avons établie », a-t-il déclaré.