Au coeur des sous-bois algériens

Le site de la Direction générale des forêts algérienne offre un beau panorama des parcs nationaux et zones humides du territoire algérien. Vitrine de l’action de la structure, antenne du Ministère de l’agriculture, il dresse un inventaire précis des actions menées dans le cadre de la politique forestière du gouvernement.

Alix Koffi

En un peu plus de 150 ans, le patrimoine forestier algérien a été réduit de 5 millions d’hectares et ne représente plus que 11% de l’Algérie du Nord et 1,5% de l’ensemble du territoire. Ce qui est un niveau « périlleux pour l’équilibre physique du pays ». La colonisation de peuplement, amorcée depuis 1830, est à l’origine de ce qu’on peut appeler une catastrophe écologique. Le site de la Direction générale des forêts (DGF) informe sur l’évolution de la situation et les moyens mis en œuvre pour y remédier. Longuement élaboré par des documentalistes et des ingénieurs, le site est ouvert au public depuis 2002.

Un inventaire de sites classés

Le site « s’adresse à des chercheurs, des étudiants, tous ceux qui sont désireux de s’informer sur la protection de la nature et le développement forestier », précise M. El Kolli, directeur de l’administration et des moyens, responsable de la cellule informatique. Le site fait état de la situation des huit parcs nationaux et de 26 zones humides du pays reconnues par le Ramsar, une convention internationale prenant en charge les zones qui remplissent ses critères. Cliquer sur le nom d’un site naturel vous permet d’accéder à des informations concernant sa création, sa superficie ou encore sa faune. Le tout est illustré par une ou plusieurs photos.

« C’est principalement une base de données », insiste Lisa Bahmane, ingénieur en informatique. Les sept rubriques (politique, organisation, législation, emploi rural, parcs nationaux, zones humides, bassin versant et centre cygénétique Zéralda), présentées de manière claire et aisément accessibles, détaillent les acteurs et les enjeux d’une politique de protection de l’environnement soucieuse d’élargir l’appui international dont elle bénéficie.

Précis mais peu renouvelé

Hébergé par le Centre de recherches en informations scientifiques et techniques, le site, à la présentation assez austère, offre un contenu abordant des points parfois trop précis. Et donc malheureusement inintelligibles pour le quidam… Autre hic, la vitrine de la DGF n’est renouvelée qu’en fin de mois, de manière irrégulière et en fonction de l’importance des nouvelles données. Le directeur confesse cette lacune et promet d’« arriver un jour » à la combler. Une version réactualisée devrait être disponible le mois prochain.

dgf.org a pour autre point faible de n’apparaître sur Google qu’en 41ème position sur les 552 sites référencés à « parcs nationaux algériens ». Il ne serait toutefois pas juste de terminer cette critique sur une note négative. Car le site, dont le nombre de visiteurs n’a jamais été évalué, a pour mérite d’essayer de vulgariser l’intérêt de la sauvegarde du patrimoine naturel du pays.

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