Attentat en France : Abdelhamid Abaaoud tué lors de l’assaut de Saint-Denis

Le cerveau présumé des attentats de Paris, Abdelhamid Abaaoud, a été tué lors de l’assaut de Saint-Denis. Sa mort vient d’être confirmée, ce jeudi, par le procureur de Paris. Mercredi déjà, des hauts responsables de l’Union Européenne, cités par le « Washington Post », évoquaient son décès.

Abdelhamid Abaaoud a bel et bien été tué lors de l’assaut de Saint-Denis qui a eu lieu mercredi vers 4h du matin, heure française. « Le corps d’Abdelhamid Abaaoud vient d’être formellement identifié », selon un communiqué du procureur de la République diffusé ce jeudi. La comparaison de traces papillaires a permis de déterminer qu’il a été tué au cours de l’assaut mené par le RAID rue Corbillon, dans la nuit du 18 novembre à Saint-Denis. Son corps a été découvert dans l’immeuble, criblé d’impacts, précise le communiqué.

Mercredi, le mystère planait toujours sur le cerveau présumé des attentats de Paris. Des hauts gradés de l’Union Européenne, dont les propos avaient été recueillis par le Washington Post, affirmaient que le terroriste tant recherché serait en réalité mort lors de l’assaut mené par les forces de sécurité françaises à Saint-Denis. Un corps restait en effet toujours à identifier suite à cet assaut contre un commando de terroristes. Ce corps était bien celui d’Abdelhamid Abaaoud, Belge d’origine marocaine, âgé de 28 ans.

En clair, il y avait trois corps et non deux comme l’avaient annoncé les enquêteurs au début. Les autorités françaises avaient toutefois averti que l’identification des corps, très abîmés, retrouvés dans cet appartement visé, serait très difficile. Mais elle s’est finalement faîte très rapidement, en à peine moins de 24h !

Le procureur de la République de Paris, François Molins, avait aussi confirmé, lors d’une conférence de presse, mercredi soir, que le cerveau présumé des attaques de Paris ne faisait pas partie des huit personnes placées en garde à vue suite à cette opération d’envergure à Saint-Denis.

Pour rappel, l’assaut mené mercredi a été possible grâce à l’enquête déclenchée suite aux attentats de vendredi dernier. Les enquêteurs avaient recueilli un témoignage faisant état de la présence d’Abdelhamid Abaaoud sur le territoire français, permettant aux forces de l’ordre de remonter jusqu’à cet appartement qui semble avoir été le lieu de retranchement du jeune homme suspecté d’être à l’origine de nombreux attentats de l’organisation armée Daech en France.