
L’Union africaine (UA) a exprimé son inquiétude face à la détérioration de la situation sécuritaire en mer Rouge. Dans un communiqué publié jeudi 23 juillet, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné les attaques revendiquées par les rebelles houthis contre des pétroliers commerciaux ainsi que leur annonce d’un blocus naval visant l’Arabie saoudite.
La crise en mer Rouge continue de susciter des réactions sur la scène internationale. L’Union africaine s’est à son tour prononcée sur les récentes attaques revendiquées par les Houthis contre des navires commerciaux, qualifiant ces actions de « dangereuse escalade » susceptible d’aggraver les tensions dans une région déjà fragilisée par de nombreux foyers d’instabilité.
Dans sa déclaration, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, condamne les attaques contre des pétroliers commerciaux à la suite de l’annonce par les Houthis d’un blocus naval dirigé contre le Royaume d’Arabie saoudite.
Pour l’organisation continentale, ces actes représentent une menace directe pour la paix, la stabilité régionale et la sécurité des routes maritimes internationales.
Un soutien affirmé à l’Arabie saoudite
À travers son communiqué, l’Union africaine a également réaffirmé son soutien à la sécurité, la souveraineté et la stabilité de l’Arabie saoudite et a appelé au respect du droit international.
L’UA estime que les attaques contre les navires commerciaux et toute tentative d’entraver la liberté de navigation mettent en péril l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde. Elle rappelle que la libre circulation des marchandises constitue un principe fondamental du commerce international et doit être garantie en toutes circonstances.
Une préoccupation majeure pour l’Afrique
Au-delà des considérations diplomatiques, l’Union africaine insiste sur les répercussions que pourrait avoir une aggravation de la crise sur le continent.
La mer Rouge relie l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie. Une perturbation durable du trafic maritime dans cette zone pourrait entraîner des retards d’approvisionnement, une hausse des coûts du transport maritime et des conséquences sur les prix de nombreuses marchandises importées ou exportées par les pays africains.
L’organisation souligne ainsi que la sécurité de cette route maritime revêt une importance capitale pour les économies africaines, dont plusieurs dépendent fortement des échanges transitant par la mer Rouge et le canal de Suez.
L’UA appelle à la désescalade
Face à cette situation, le président de la Commission de l’Union africaine appelle toutes les parties à éviter toute action susceptible d’aggraver les tensions.
L’organisation réaffirme son soutien aux initiatives régionales et internationales visant à préserver la sécurité maritime et à favoriser une solution politique négociée.
Pour l’UA, seule une désescalade permettra de préserver la stabilité de la région de la mer Rouge et d’éviter que cette crise ne se transforme en une menace plus large pour le Moyen-Orient et les intérêts économiques du continent africain.
Les Houthis, un groupe de rebelles yéménites, alliés de l’Iran ont revendiqué mercredi soir, des attaques contre « deux pétroliers saoudiens » en mer Rouge, dans la zone du détroit de Bab el-Mandeb. Ces attaques ont affecté un trafic maritime beaucoup plus large. Elles ont conduit plusieurs compagnies maritimes à modifier leurs itinéraires, avec des répercussions sur les chaînes d’approvisionnement internationales.




