Attaques au Kenya : le Président Kenyatta nie l’implication des shebab


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Le Président kényan Uhuru Kenyatta a démenti, ce mardi, l’implication des shebab dans la vague d’attaques meurtrières le long de la côte touristique du pays. Il accuse « des réseaux politiques locaux », d’en être à l’origine

Les attaques meurtrières, ces derniers jours au Kenya, n’ont pas révélé tous leurs secrets. Dans un discours à la Nation, le Président kényan Uhuru Kenyatta a créé la surprise en niant l’implication des insurgés somaliens shebab dans la vague d’attaques meurtrières le long de la côte touristique du pays, accusant « des réseaux politiques locaux, liés à des gangs criminels non spécifiés ». Selon lui, il s’agissait de « violences ethniques aux motivations politiques »

Il faut dire que le pays a été mis à rude épreuve ces derniers jours. En moins de 48 heures, en effet, deux attaques perpétrées dans la même zone, dans le sud-est du Kenya, à une centaine de kilomètres au sud de la frontière somalienne, ont fait au moins 64 tués. La dernière tuerie en date a pourtant été revendiquée par les shebab : dans la nuit de lundi à mardi, des hommes armés ont fait une descente sur le village de Poromoko, y faisant 15 morts, selon des sources sécuritaires.

Selon la police locale, ces assaillants semblaient faire partie du même commando, une cinquantaine d’hommes lourdement armés, qui avait déjà tué, dimanche soir, au moins 49 personnes dans la localité toute proche de Mpeketoni, ciblant exclusivement des hommes de confession chrétienne, selon des témoins. Les shebab eux campent sur leurs positions, revendiquant toutes ces attaques. Ils ont prévenu qu’ils étaient entrés en guerre contre le Kenya, qui a envoyé ses troupes en Somalie pour les combattre.

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