Attaque de la banque malienne à Montreuil : comment réagit le personnel

La Banque de l’Habitat du Mali, située à Montreuil, en banlieue parisienne, a fait l’objet, samedi, d’une attaque perpétrée par trois individus armés. Comment les membres du personnel de la BHM ont vécu cette attaque. Afrik.com est allé à leur rencontre.

La Banque de l’Habitat du Mali (BHM), située à Montreuil, où vit la première communauté malienne d’Europe, a été la cible d’une attaque. Au moment des faits, aucun client n’était présent, seuls deux membres du personnel se trouvaient dans la banque. En dépit du professionnalisme des malfaiteurs, les dégâts occasionnés par cette attaque ne sont que matériels.

Plus de peur que de mal

A la BHM située provisoirement dans le 20ème arrondissement de Paris, les membres du personnel ont repris leurs activités comme si rien ne s’était passé. Selon le directeur de l’agence, Adama N’Diaye, « l’attaque n’a eu aucune incidence sur l’activité ». Entre deux clients, il revient sur l’attaque de samedi. « Je n’étais pas présent à ce moment-là, mais deux membres de mon personnel travaillaient à l’agence ». Aucun des deux employés n’a été blessé.

« On a vu arriver les malfaiteurs , c’est alors qu’on s’est réfugié, par une porte dérobée, dans une pièce à l’étage », précise l’un des employés présent lors de l’assaut. Le personnel n’a pas été en contact avec les malfaiteurs qui ont volé « 3 000 euros dans un caisson », précise Adama N’Diaye . Plus de peur que mal pour les membres du personnel qui ne semblent pas être en état au choc. Dans leurs nouveaux locaux, la sérénité se lit sur les visages. En dépit de l’attaque, les clients se présentent toujours à la BHM. « Aucun client n’a cessé de transférer son argent sur son compte au Mali via notre banque », confie M. N’Diaye.

Acte prémédité

« Les individus encagoulés et armés ont cassé le sas à l’aide d’un bélier », précise le directeur. En sortant, ils ont défoncé la porte du sas. « L’un d’entre eux, voulant pousser la porte à l’aide de ses mains, a laissé des traces de doigts et de transpiration ». Les membres du personnel, cachés dans une pièce à l’étage, ont alors pu prévenir la police qui a ouvert une enquête. « A ce jour, la police détient des traces ADN intéressantes pouvant permettre d’identifier les agresseurs ».

Pour le moment, l’agence est à Paris mais le directeur espère pouvoir revenir le plus tôt possible à Montreuil.