Attaque avortée dans un Thalys : le suspect nie tout acte terroriste

Deux jours après l’attaque évitée dans un train Thalys, le suspect Ayoub El Khazzani, originaire du Maroc, nie tout acte terroriste. Il souhaitait seulement braquer les passagers. Une version qui ne convainc pas les enquêteurs et les jeunes Américains qui ont permis d’éviter un carnage.

Toujours interrogé ce lundi à la direction antiterroriste de Levallois Perret, en banlieue parisienne, Ayoub El Khazzani, le jeune suspect originaire du Maroc, dément avoir voulu commettre un acte terroriste. Il aurait selon ses dires voulu braquer les passagers et demander par la suite une rançon. Une version des faits qui laisse perplexes les enquêteurs et les trois héros américains qui l’ont appréhendés avant qu’il ne commette le pire. « Médusé du caractère terroriste de son action », selon son avocate, le jeune marocain maintient sa ligne de conduite et réfute tout acte terroriste malgré qu’il était armé d’une kalachnikov dans le train. Une arme qu’il aurait trouvée dans une valise, dans un jardin public, près de la gare de Bruxelles-midi, dont il comptait se servir uniquement pour braquer les passagers du Thalys Amsterdam-Paris.

Les enquêteurs peu convaincus sur cette version, envisagent de prolonger la garde à vue du suspect jusqu’à ce mardi. Ayoub El Khazzani est fiché par plusieurs pays pour son profil d’islamiste radical. Par ailleurs, deux téléphones portables ont été retrouvés près du suspect, ce qui laisse penser que son acte était prémédité.

Interview de l’avocate du suspect par la chaîne de télévision française BMFTV

Les trois jeunes Américains qui ont réussi à le maîtriser ne croient pas non plus à sa version des faits. « Il y avait beaucoup de munitions, ses idées étaient vraiment claires », estime l’un d’eux, Alex Skarlatos. Son ami Anthony Slader précise qu’« on a pas besoin de huit chargeurs pour dévaliser un train». Reconnus comme des héros en France, les trois militaires ont été décorés ce lundi de la légion d’honneur par le Président français François Hollande, ainsi que le Britannique Chris Norman, intervenu à leurs côtés.

En lien avec la mouvance djihadiste, il aurait résidé en Espagne où il a quitté en 2014 pour un séjour en Syrie. Les services espagnols l’auraient signalé à la France après un trafic de drogue. La France a alors émis un signalement à son encontre.

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