Attaque à Bamako : Mokhtar Belmokhtar « sans doute à l’origine de cet attentat », selon Paris

L’Algérien Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe terroriste Al-Mourabitoune, fidèle à Al-Qaïda, serait bien à l’origine de l’attentat à l’hôtel Radisson Blu à Bamako, selon Paris.

Les informations se précisent sur l’attaque du Radisson à Bamako. L’Algérien Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe terroriste Al-Mourabitoune, fidèle à Al-Qaïda, « est sans doute à l’origine de l’attentat à l’hôtel Radisson Blu à Bamako », a déclaré, ce vendredi, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, interrogé sur la chaîne française TF1. « Il est recherché par de nombreux pays depuis longtemps, il est sans doute à l’origine de cet attentat, encore qu’on n’en est pas tout à fait certain », a précisé le ministre français.

L’attaque de l’hôtel a fait au moins 27 morts, selon les autorités maliennes. Elle a débuté aux alentours de 7h00 du matin (heure locale) lorsque des hommes armés ont pénétré au sein du Radisson, considéré comme l’hôtel le plus huppé de la capitale malienne. De nombreux étrangers y séjournent régulièrement. Raison pour laquelle, très rapidement, le Radisson a été encerclé par les forces spéciales maliennes et françaises, ainsi que les forces spéciales américaines. L’assaut qui a été mené a permis de libérer de nombreux otages au fur et à mesure. Même si malheureusement certains ont perdu la vie.

Ce n’est pas la première fois que l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, surnommé le borgne, revendique des attentats. Il avait pourtant été annoncé pour mort dernièrement avant que des responsables de sa Katibat ne contestent cette information, assurant qu’il est toujours en vie. Pas plus tard qu’en juin dernier, des sources libyennes assuraient qu’il avait été tué par une frappe américaine. Washington avait également mis sa tête à prix à cinq millions de dollars après l’attaque contre le complexe gazier d’In Amenas dans laquelle plus de 40 personnes ont trouvé la mort, en janvier 2013.

Ancien leader d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), le terroriste algérien était déjà la cible des services français et américains depuis la prise d’otages du site gazier d’In Amenas. Une attaque terroriste qu’il a menée juste après avoir créé sa Katibat Al-Maraboutine (Les signataires du sang).