Attaché militaire français, Emmanuel Pasquier expulsé du Burkina Faso


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Emmanuel Pasquier, attaché militaire français au Burkina Faso
Emmanuel Pasquier, attaché militaire français au Burkina Faso

L’attaché militaire français dispose de quinze jours pour quitter le Burkina Faso. Emmanuel Pasquier est accusé d’« activités subversives » par les nouvelles autorités du Faso.

La junte militaire au pouvoir au Burkina Faso a décidé d’expulser l’attaché militaire de l’ambassade de France dans le pays. Le responsable a quinze jours pour quitter le territoire burkinabè. Le gouvernement a « décidé de retirer l’agrément de M. Emmanuel Pasquier, attaché de défense près l’ambassade de France au Burkina Faso, pour activités subversives ». C’est ce qu’a indiqué le ministère burkinabè des Affaires étrangères.

La note de la diplomatie burkinabè, consultée ce vendredi par l’AFP, a été adressée à Paris, hier, jeudi 14 septembre. Elle donne à l’attaché militaire et à son équipe un « délai de deux semaines pour quitter le territoire » burkinbè. Aucune explication n’a été donnée dans la lettre, poussant le Quai d’Orsay à considérer cette accusation comme « évidemment fantaisiste ».

Dénonciation d’un accord militaire avec la France

Notons que cette décision prise par les nouvelles autorités du pays des hommes intègres n’est pas isolée. En effet, au mois de mars dernier, Ouagadougou avait dénoncé un accord militaire avec la France, conclu en 1961. Cette décision intervenait quelques semaines après le retrait de la force française Sabre, exigée par la junte militaire au pouvoir.

Ces éléments français étaient au nombre de quelque 400 avec pour mission la lutte contre le djihadisme au Sahel. De même il avait été demandé le départ définitif des personnels français en service dans les administrations militaires du Faso. Ces derniers temps, les nouvelles autorités du pays ne cessent de multiplier les actes hostiles vis-à-vis de la France. Parfois en réponse à des décisions prises par Paris.

Fin des avantages fiscaux accordés à la France

Début août, le ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso avait dénoncé la convention d’évitement de la double imposition. Celle-ci était jusque-là appliquée en faveur des entreprises et des ressortissants français. Cette convention avait été signée entre la France et le Burkina Faso, pour la première fois, en 1965. Elle avait été modifiée en 1967, puis en 1971 et 1974.

La résiliation de ce contrat devait prendre effet dans les trois prochains mois après août Une dénonciation d’accord qui implique que les Français paieront désormais aux autorités burkinabè les impôts sur les revenus gagnés dans le pays. Cette décision avait été prise après celle de la France de suspendre l’aide au développement et le soutien budgétaire au Burkina Faso. Paris reprochait aux autorités du Faso leur soutien au coup d’État militaire au Niger.

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Journaliste pluridisciplinaire, je suis passionné de l’information en lien avec l’Afrique. D’où mon attachement à Afrik.com, premier site panafricain d’information en ligne
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