Athlétisme : l’Ougandais Joshua Cheptegei au sommet du monde

Joshua Cheptegei

L’Afrique, à travers l’athlète ougandais Joshua Cheptege, vient de battre le record de 5 000 mètres, au meeting de Monaco, en France.

L’Ougandais Joshua Cheptegei a battu, ce vendredi 14 août 2020, le record du monde du 5 000 m, en 12 min 35 sec 36, lors du meeting Ligue de diamant de Monaco. Cheptegei, sacré champion du monde du 10 000 m en 2019 à Doha, a effacé des tablettes l’Ethiopien Kenenisa Bekele dont le record datait du 31 mai 2004 (12 min 37 sec 35).

Joshua Cheptegei, en 2019, à Doha

Né le 12 septembre 1996 à Kapchorwa, Joshua Kiprui Cheptegei est spécialiste des courses de fond. Outre le fait d’avoir été champion du monde du 10 000 mètres, en 2019 à Doha, il a été vainqueur du 5 000 m et du 10 000 m des Jeux du Commonwealth en 2018. Joshua Cheptegei s’était surtout révélé l’année précédente, au stade olympique de Londres, en terminant deuxième du 10 000 derrière le roi Mo Farah, sacré pour la troisième fois d’affilée sur la distance, devant son public.

« Mo Farah est un exemple. En 2017, j’avais pris l’argent derrière lui, alors cette année, l’idée était de faire encore mieux et de tenir jusqu’au bout. Le soutien de mes compatriotes m’a beaucoup aidé. C’est la première fois que je vois autant d’Ougandais dans un grand championnat ! », assurait son successeur aux reporters de L’Équipe, quelques instants après le podium.

Sur les réseaux sociaux, l’athlète ougandais dévoile souvent le contenu de ses séances de travail. Cheptegei s’entraîne à Kapchorwa, à 1 900 mètres d’altitude. On le voit parfois escalader des collines à toute vitesse. Le site Widermag a, par ailleurs, révélé sa routine : deux fois par semaine, une montée de 4 000 mètres sur des sentiers de terre. Et dès qu’il est en haut… demi-tour aussitôt ! « Le travail de montée sur trail et sur l’herbe muscle les mollets, le soléaire et les pieds. Cela permet aussi de maintenir l’intensité et d’augmenter le kilométrage », décrypte son entraîneur Addy Ruiter via le site Sweat Elite.

Pour améliorer sa vitesse, Cheptegei court 15 kilomètres, en trois sessions, à jeun, avec des temps de récupération très limités, voire inexistants : « Cela perturbe mon esprit de me stopper, je préfère tout faire d’une traite », confie avec fierté son coach. Pour en arriver là, ce serait un euphémisme de dire que Cheptegei a donné sa vie à l’entraînement.