Arrestation des assassins présumés des touristes français abattus en Mauritanie

Deux Mauritaniens, Mohamed Chabarnou, alias Abou Mouslim et Sidi Ould Sidna, alias Abou Jenden, suspectés d’être à l’origine de l’assassinat des quatre touristes français, le 24 décembre dernier près de la localité d’Aleg (260 km au sud-est de Nouakchott), ont été arrêtés vendredi matin par les forces de sécurité bissau-guinéennes.

« Je confirme que ces deux individus, qui sont suspectés d’avoir assassiné les quatre touristes français sont détenus dans les cellules de la Police judiciaire », a déclaré la directrice de la Police judiciaire de Guinée Bissau, Lucinda Eucarie. Ils ont été arrêtés vers une heure du matin à l’hôtel Lobato à Bissau, grâce à la collaboration de la police française, a-t-elle indiqué.

Après leur forfait, les présumés meurtriers auraient passé la frontière sénégalaise, après avoir séjourné plusieurs jours à Yoff, dans la banlieue de Dakar.

« Les deux suspects sont des Mauritaniens. D’ailleurs l’un d’eux a déjà séjourné durant deux ans en Guinée-Bissau, car il s’exprime bien en créole. L’on a déjà fait les enquêtes préliminaires qui reviennent à la police. Maintenant reste à ce qu’ils soient présentés au ministère public chez le juge d’instruction criminelle », a souligné la responsable policière. « Pour l’instant nous sommes en train de suivre la procédure normale de la législation bissau-guinéenne en ce qui concerne les deux suspects », a-t-elle poursuivi.

Ces deux présumés meurtriers pourraient être extradés en cas de sollicitation de la Mauritanie ou de la France, signale-t-on. « Les autorités françaises ont déjà manifesté leur intérêt de voir les assassins présumés de leurs citoyens extradés en France, d’autant plus qu’il y a une convention déjà existante des Nations unies sur l’extradition » a indiqué Mme Eucarie.

« Ils (les suspects) sont des éléments présumés du groupe terroriste Al-Quaeda, qui de par leurs déclarations semblent décidés à récidiver », a prévenu la directrice de la Police judiciaire.

L’assassinat des touristes français a entraîné, rappelle-t-on, l’annulation de l’édition 2008 du rallye Lisbonne-Dakar, huit des quinze étapes de la course étant prévues sur le sol mauritanien.

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