Arrestation d’Ali Haddad à la frontière entre l’Algérie et la Tunisie

Ali Haddad, riche homme d’affaires et ancien patron des patrons algériens, proche de Saïd et Abdelaziz Bouteflika, a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi à un poste-frontière avec la Tunisie. 

Ali Haddad, âgé de 54 ans, fondateur et PDG du Groupe ETRHB Haddad et classé par Forbes parmi les personnalités les plus riches d’Algérie a été arrêté pendant la nuit à un poste-frontière avec la Tunisie alors qu’il tentait de fuir l’Algérie. Depuis ce week-end, les frontières sont particulièrement surveillées et le décollage des jets privés a été interdit depuis l’Algérie pour empêcher toute fuite des proches de Bouteflika. Ali Haddad est aussi propriétaire et président du club de football de l’USM Alger et de plusieurs médias.

Hier soir, Dzair News, une chaîne appartenant au groupe d’Ali Haddad dénonçait une disparition de l’homme d’affaires mais sa famille a déclaré ce matin voir reçu un appel téléphonique annonçant sa libération prochaine. Une information encore non confirmée par son avocat.

Selon le journal en ligne TSA la nomination de ce nouveau Gouvernement avec en numéro 2 le chef d’état-major de l’armée algérienne, par ailleurs vice-ministre de la Défense et proche de Bouteflika, Ahmed Gaïd Salah est la première étape obligatoire vers le départ du président algérien dans les jours qui viennent car le président par intérim n’aura, en effet, pas le droit de nommer ou de modifier le gouvernement. TSA précise que Le président Abdelaziz devrait démissionner et remettre le pouvoir au président du Sénat Abdelkader Bensalah, tandis que le gouvernement qui vient d’être nommé gérera les affaires courantes jusqu’à la fin de la période de transition qui ne s’étalera que sur trois mois.

Une source judiciaire cité par La Tribune aurait indiqué que M. Haddad ne faisait l’objet ni d’un mandat d’arrêt, ni d’une interdiction de sortie du territoire.