Après le sommet d’Alger : les bons et les mauvais élèves de la paix

Le sommet d’Alger s’est clôturé sur l’espoir du déploiement d’une force internationale en République Démocratique du Congo. Sur le terrain pourtant, la situation est toujours aussi critique.

Le sommet d’Alger sur le processus de paix dans l’ex-Zaïre s’est terminé dimanche par une déclaration commune du Nigeria et de l’Afrique du Sud de mettre des troupes à la disposition de la Mission des Nations Unies en RDC (la MONUC). Les pays représentés à Alger espèrent faire ainsi pression sur l’ONU pour accélérer l’arrivée de casques bleus dans la région.

En effet, le Conseil de sécurité subordonne le déploiement d’une force de 5 500 hommes en RDC au respect préalable du cessez-le-feu par toutes les parties du conflit. Ce qui est encore loin d’être le cas. Pourtant, selon les représentants africains, toutes les conditions sont à présent réunies pour permettre à la communauté internationale de s’engager en faveur du processus de paix en RDC. Attendre plus longtemps ne ferait qu’aggraver une situation déjà largement catastrophique.

Attaque surprise

Cependant, ni la rébellion armée congolaise, ni ses alliés du Rwanda et de l’Ouganda n’étaient présents au sommet d’Alger. Ils n’ont d’ailleurs fait aucune déclaration à ce sujet, mais continuent à faire parler la poudre, y compris entre eux. En effet, la BBC rapporte aujourd’hui qu’une trentaine de personnes ont été tuées la semaine dernière lors d’une attaque surprise des rebelles contre les forces gouvernementales, près de Lilenga, à 900 kilomètres au Nord – Est de la capitale Kinshasa. Le combat aurait fait 27 morts du côté des rebelles, 3 morts et 7 soldats portés disparus dans les troupes du gouvernement.

De plus, l’armée patriotique du Rwanda (APR) dénonce aujourd’hui les nouveaux déploiements de troupes des Forces de défense du peuple ougandais (FDPO) au Nord-Est de Kisangani.