Après le Covid-19 et la fièvre Crimée-Congo, la Mauritanie fait face à la fièvre de la vallée du Rift

Après le Covid-19 et la fièvre Crimée-Congo, la Mauritanie fait face également à la fièvre de la vallée du Rift. Le gouvernement aurait même annoncé 3 décès dus à cette maladie, parmi 13 cas enregistrés depuis son apparition dans les wilayas du Tagant, du Brakna, de l’Assaba et des deux Hodh. Ainsi, les autorités sanitaires du pays, ont conseillé à la population de suivre plusieurs mesures de précaution.

Ces mesures de précaution consisterait de « chauffer le lait avant la consommer, cuire correctement la viande, éviter les contacts entre les animaux et l’homme, se laver les mains avec du savon après avoir touché à des animaux, brûler et enterrer les cadavres d’animaux et dormir sous des moustiquaires ».

La fièvre de la vallée du Rift est une zoonose majeure causée par un virus du genre Phlebovirus de la famille des Bunyaviridae. Le virus affecte différentes espèces animales (buffles, chameaux, bovins, caprins et moutons) et peut être transmise à l’homme. Il peut transmettre soit par contact direct avec le sang ou les fluides corporels des animaux, lors de l’abattage ou de l’ingestion de viande ou de lait d’animaux contaminés.

Toujours, selon les autorités sanitaires mauritaniennes, le virus peut se transmettre indirectement aussi, par des piqûres d’arthropodes, en particulier par des arthropodes du genre Aedes. La forme la plus fréquente, c’est chez l’homme.

« Elle survient après une incubation de 2 à 6 jours, et se manifeste sous la forme d’un syndrome pseudo-grippal (fièvre, de myalgies, d’arthralgies et de céphalées) qui dure de 4 à 7 jours. Des atteintes oculaires (0,5 à 2% des cas) avec des lésions rétiniennes entrainant une baisse de la vision ou une gêne visuelle. La maladie peut guérir spontanément sans laisser de séquelles ou provoquer une baisse définitive de l’acuité visuelle », indique-t-elles.

« Une méningo-encéphalite (moins de 1% des cas) avec complications neurologiques graves courantes. Une forme hémorragique (moins de 1% des cas) : 2 à 4 jours après le début de la maladie, le patient présente les signes d’une atteinte hépatique grave avec ictère (jaunisse). Des phénomènes hémorragiques apparaissent ensuite : vomissements de sang, sang dans les selles, purpura ou ecchymoses (provoquées par des saignements cutanés internes), saignements du nez ou des gencives, hémorragies gynécologiques », ajoutent les autorités sanitaires.

Cependant, la létalité, c’est-à-dire, la proportion de décès parmi les cas, pour ce syndrome hémorragique, est élevée et se situerait aux alentours de 50%. Le décès survient habituellement trois à six jours après l’apparition des symptômes.