Amputées du clitoris car trop masculines !

Quatre jeunes femmes à qui il était reproché le taux élévé de testostérone ont, pour continuer à faire du sport en compétition, subi une ablation totale des glandes sexuelles, en plus d’être partiellement amputées du clitoris .

Elles avaient pris l’option de poursuivre les compétitions dans la catégorie féminine. Il fallait donc faire un choix pour ces quatre jeune femmes entre le sport ou sa sexualité. C’est ce qu’a annoncé Libération dans son édition de ce mercredi. Ces quatre jeunes femmes de 18 à 21 ans, provenant de pays « développés », dont les identités n’ont pas été précisées, ont été obligées de recourir à une opération chirurgicale de grande envergure.

Depuis l’affaire Caster Semenya, cette coureuse accusée à tort d’être un homme, le Comité international olympique (CIO) et l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) imposent un seuil de testostérone aux femmes pour concourir. Epinglées pour avoir eu un taux de testostérone trop élevé, ces femmes ont du recourir à la chirurgie.

Atteintes d’hyperandrogénie, une anomalie liée à la présence de petits testicules internes, ces quatre femmes ont donc été envoyées en France pour des examens. Deux endocrinologues français ont alors proposé des opérations chirurgicales à ces quatres jeunes femmes sécrètent un taux d’hormone mâle plus élevé que la moyenne. Pour pouvoir continuer à faire du sport, elles ont accepté, sur proposition des médecins français, de subir une ablation totale des testicules, en plus de se faire enlever partiellement le clitoris.

Un an après l’opération, les quatre femmes ont pu obtenir le quitus du Comité international olympique (CIO) et de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) pour reprendre la compétition.