Allô l’info

Et si, au lieu d’acheter le journal ou d’écouter la radio, on téléphonait… En Côte d’Ivoire, les portables sont aujourd’hui équipés d’une option qui permet à tout moment d’entendre les dernières dépêches d’actualité. Gadget téléphonique ou révolution médiatique ?

 » Je pense sincèrement que l’information par voie téléphonique est appelée à connaître un grand succès « , prophétise Stanislas Motte, responsable chez Dioranews. On le lui souhaite, puisque sa société produit du  » contenu  » journalistique à destination des téléphones cellulaires. Cette activité très nouvelle séduit déjà de nombreux opérateurs. Et pas des moindres. Ivoiris, le leader sur le marché du mobile en Côte d’Ivoire, a relevé le pari. Depuis novembre 2001, les portables des abonnés d’Ivoiris reçoivent quand ils le désirent des flash d’info signés Dioranews.

Dioranews, générateur de contenu sexy

Sport, politique, économie, horoscope, humour… 33 rubriques en tout sont accessibles, dont 25 sont renouvelées quotidiennement. Pour y accéder, il suffit de composer le 711 sur son téléphone. Dioranews, jusque là générateur de contenu régional et national français, a constitué une équipe spécialement dévolue au traitement de l’information ivoirienne.  » Notre média est très particulier. Il nous faut du contenu sexy pour des flash audio d’une minute. C’est pourquoi nous produisons nous-même notre information « , explique Stanislas Motte. En théorie, tout fonctionne donc très bien. En pratique… est-ce que ça marche ?

A 175 F cfa la minute, cette option reste chère. Elle peut malgré tout s’intégrer à un forfait mensuel. Pour le moment, les deux partenaires ne veulent pas donner de chiffres sur le nombre d’abonnés qui utilisent le nouveau service. Dioranews évoque cependant une étude de marché qui tablerait, à terme, sur un potentiel de 400 000 abonnés ! Est-ce à dire que l’info par téléphone remplacerait la presse traditionnelle ? Trop tôt pour se prononcer.