« Ali Bongo Ondimba est Gabonais »

Moussavou King

Le président du parti socialiste gabonais (PSG, opposition), Moussavou King, a, au cours d’une conférence de presse animée à la chambre de commerce du Gabon, à Libreville, déclaré être prêt pour la Présidentielle de 2016. Ayant déposé son projet de société révisé sur la table et invité ses partisans à la mobilisation, il a déclaré que le Président Ali Bongo est bien Gabonais.

A Libreville,

Le président du PSG s’est déclaré, le 12 février dernier, à Libreville partant pour la Présidentielle de 2016 et a présenté sont projet de société révisé à la presse. « En 2005, Gabon Meilleur, le projet de société avec plan présidentiel d’alternance que j’ai officiellement défendu devant la presse, est désormais prêt pour les batailles électorales futures. La nouvelle version enrichie, intègre des dossiers dans certains chapitres. Cas de Mindoubé dans Libreville ; de la jeunesse dans le développement humain ; de vision et perspectives
dans l’intégration régionale, du suffrage universel et de la décentralisation dans l’administration du territoire », a dit l’homme
politique. Il a appelé ses partisans à la mobilisation et a dit compter sur le soutien du peuple gabonais, pour ravir le fauteuil présidentiel à Ali Bongo Ondimba.

« Ali Bongo Ondimba est Gabonais »

Moussavou King

Abordant le sujet de la nationalité du Président gabonais, le leader
du PSG affirme : « Ce n’est pas aujourd’hui que nous allons remettre
en cause la nationalité de celui qui fut pendant 10 ans ministre de la Défense et pendant 3 ans ministre des Affaires étrangères. Je n’ai pas contesté sa nationalité en 2009 et je crois qu’il est Gabonais. Nous pouvons critiquer sa manière de gérer le pays, dénoncer le système, mais il n’est pas question de remettre en cause sa nationalité », a déclaré Moussavou King.

La libre circulation, une illusion dans la CEMAC

Le président du PSG, a, au cours de sa conférence de presse, abordé
également des sujets en rapport avec les crimes rituels, la
décentralisation, l’intégration régionale, la jeunesse l’administration publique et l’élection présidentielle de 2016.

Concernant l’intégration régionale, Moussavou King regrette :
« Aujourd’hui, la CEMAC est la seule sous-région qui se cherche encore. Avec ses atermoiements constants, il est temps pour elle de se
réveiller ou de déclarer sa faillite ». Il a dénoncé la non-application par les Etats membres des décisions prises pour l’intégration des peuples, notamment celles en rapport avec la libre circulation des personnes.

Prendre en compte les besoins réels des jeunes

Abordant la question de la jeunesse, le président du PSG a proposé des solutions pour l’autonomisation de la jeunesse et a dénoncé la non
prise en compte des besoins réels des jeunes dans l’élaboration des
politiques de développement par le pouvoir en place. « En dehors des
slogans creux et vaseux du genre « la jeunesse est sacrée », le PDG, au
pouvoir depuis 1968, n’a aucun plan sérieux de développement en faveur de la jeunesse », stigmatise-t-il. Il souligne que pour son parti, la réussite de la jeunesse passe par la prise en compte de ses besoins et une réelle volonté politique d’encourager l’autonomisation des jeunes.