Algérie : une vingtaine de terroristes tués dans une opération militaire

Une vingtaine de terroristes islamistes d’Al Qaida Maghreb aurait été tué ces derniers jours par l’armée algérienne, près de Bejaïa, en petite Kabylie, une région considérée comme une zone de repli de l’ex-GSPC. Les militaires auraient également subi des pertes.

L’armée algérienne a lancé une opération de ratissage sur les hauteurs d’Amizour, près de Bejaïa (250 Km à l’est d’Alger), pour déloger un groupe de terroristes de l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Selon l’agence AP, qui cite la gendarmerie nationale, une vingtaine d’éléments de ce groupe qui se fait depuis peu appeler Al Qaida Maghreb a été tuée. Lors du ratissage, qui dure depuis plusieurs jours, « un véritable déluge de feu s’est abattu sur les maquis qui surplombent le village Ibakourène », selon El Watan.

Le quotidien national francophone indique également, utilisant le conditionnel, qu’un camion de ravitaillement de l’Armée nationale populaire (ANP) a sauté mercredi sur une bombe actionnée à distance, près de la commune de Béni Ksila. L’attaque aurait causé la mort d’un militaire et en aurait blessé plusieurs autres. Parmi les terroristes tués figurerait l’émir Soheib, un important chef de l’ex-GSPC, indique le quotidien arabophone Ech Chourrouk.

80 terroristes toujours encerclés

Les autorités algériennes n’ont pas encore officiellement réagi à ces informations ni annoncé de bilan. Jeudi, les opérations continuaient et la région restait bouclée par les militaires. De 50 à 80 éléments d’Al Qaida Maghreb seraient toujours cachés dans le maquis et entourés par une centaine de militaires bénéficiant de moyens lourds et de l’appui des Groupes auxiliaires de défense (GLD, civils armés).

L’une des dernières opérations d’envergure menée par l’armée en petite Kabylie, considérée comme une région de repli des terroristes islamistes, remonte à juin 2004. Elle avait eu lieu de l’autre côté de la vallée de la Soummam, sur les hauteurs de la commune d’El Kseur (30Km à l’ouest de Bejaïa). Un groupe du GSPC avait alors été anéanti avec son chef, Nabil Sahraoui, dit Abou Mostafa Ibrahim.

 Lire aussi : Des attentats à la bombe font six morts en Algérie ; Les explosifs visaient les commissariats de six communes en Kabylie

Droits photo : El Watan. Image d’archive : ratissage juin 2006 en Kabylie