Algérie : trois femmes s’apprêtant à rejoindre l’Etat islamique arrêtées

Trois Algériennes, qui s’apprêtaient à rejoindre l’organisation Etat islamique, ont été arrêtées par les services de sécurité.

L’Etat islamique (EI) poursuit sa stratégie d’enrôlement, notamment de femmes. Trois Algériennes, qui s’apprêtaient à rejoindre l’organisation terroriste Etat islamique, ont été arrêtées par les services de sécurité.

L’information a été donnée par le site Algérie Focus, qui, citant des sources sécuritaires, précise que les jeunes femmes, âgées entre 20 et 25 ans, ont noué des contacts avec l’organisation terroriste par le biais du réseau social Facebook. Elles sont actuellement en détention à la maison d’arrêt d’El Harrach. Une enquête a été diligentée afin de démanteler le réseau chargé du recrutement des trois jeunes femme

Ces arrestations interviennent au moment-même où l’organisation Etat islamique perd du terrain, en Syrie comme en Irak. Des responsables de l’EI ont en effet été tués au mois de décembre par la coalition aussi bien en Syrie qu’en Irak. C’est le cas notamment Siful Haque Sujan, un citoyen du Bangladesh basé en Syrie, tué près de Raqa, la capitale des territoires contrôlés par l’EI. L’homme était un ingénieur en informatique formé en Grande-Bretagne.

Selon les Etats-Unis, il faisait partie des équipes de hackers de l’Etat islamique, mais aidait également l’organisation à se protéger des attaques informatiques et à déjouer les moyens de surveillance électronique ainsi qu’à développer des armes, relève Le Parisien. Le 7 décembre, le chef de l’EI pour la province irakienne de Kirkouk, Khalil Ahmad Ali al-Wais, connu sous le nom de Abu Wadhah, a été tué. Le lendemain, un spécialiste des bombes artisanales tombait sous les balles de la coalition, et deux jours plus tard c’est un de ses adjoints, Mithaq Najim, qui a trouvé la mort. Ce qui porte un coup dur aux capacités militaires de l’EI.

En outre, en Irak, les terrordistes ont perdu les villes de Baiji, Sinjar à la mi-novembre et, dimanche, Ramadi est passée aux mains de l’armée irakienne. Au total, c’est la moitié du territoire irakien qu’il contrôlait que le groupe Etat islamique a perdu. Et en Syrie, l’Etat islamique n’a plus la maîtrise du barrage de Tichrine (nord) face à une coalition militaire arabo-kurde qui l’a ainsi privé d’une source de revenus stratégique, souligne Le Parisien.